Alors que la campagne des municipales 2026 à Lyon entre dans sa phase décisive, une scène filmée avec Manuel Bompard, coordinateur national de La France Insoumise, suscite l'indignation. Lors d'un déplacement à Villeurbanne, il a été interpellé par un résident aspirant à voir Jean-Michel Aulas, candidat de la droite à la mairie, "prendre un coup de pied". En réponse, Bompard a déclaré de manière controversée : "On va s’en occuper, vous allez voir !" Cette phrase a rapidement circulé sur les réseaux sociaux, provoquant une forte réaction de la part du camp d'Aulas.
Jean-Michel Aulas s’est déclaré choqué par cette réponse, la qualifiant de potentiellement menaçante pour un candidat en plein processus électoral. Il a réagi sur les réseaux sociaux, interpellant directement Bompard et dénonçant un climat de tensions qui irait à l'encontre de l'esprit démocratique. "Monsieur Bompard, dois-je comprendre que vous utilisez des menaces à l'encontre d’un candidat à l’élection municipale ?" a-t-il exprimé dans une vidéo diffusée sur X.
Cette réaction met en évidence ce que certains qualifient de tendance inquiétante dans le comportement de certains politiciens. Aulas a qualifié cette approche de "brutalité" de la part de La France Insoumise, dénonçant le "poison populiste" qui, selon lui, mine la démocratie. Comme il l’a souligné, "Lyon, c’est l’humanisme et la tolérance. Ne laissons pas faire !" (Le Progrès)
Un scrutin sous tension
La compétition électorale s’annonce particulièrement serrée. Après le premier tour, le maire écologiste sortant Grégory Doucet et Jean-Michel Aulas sont au coude-à-coude, avec respectivement 37,36 % et 36,78 % des voix. Un sondage tout récent les place à égalité, rendant ce duel d’autant plus intense. Anaïs Belouassa-Cherifi, candidate insoumise, ayant obtenu plus de 10 % au premier tour, a décidé de retirer sa candidature pour soutenir Doucet, dans un effort pour contrer la droite.
De son côté, La France Insoumise a annoncé le retrait d'une de ses listes à l’Ouest lyonnais, cherchant à maximiser les chances des listes de gauche d'obtenir la majorité en sièges. Cette décision a été vivement critiquée par le camp d'Aulas, qui a dénoncé des "magouilles", tandis que la gauche et les écologistes justifient ce choix comme étant responsable et stratégique.







