Un méthanier russe, abandonné après une attaque début mars, dérive actuellement vers la Libye. Cependant, la protection civile italienne a rapporté qu'il n'y a pour l'heure aucun signe de fuite des 700 tonnes d'hydrocarbures stockées à bord. Cette information a été confirmée par Pierfrancesco Demilito, responsable de la communication au sein de la Protection civile italienne.
La Russie accuse l'Ukraine d'avoir orchestré cette attaque à l'aide de drones navals depuis les côtes libyennes. Le navire, nommé Arctic Metagaz et mesurant 277 mètres, avait quitté Mourmansk avec une cargaison de gaz naturel liquéfié (GNL) destinée à Port-Saïd, en Égypte. Selon les déclarations russes, l'équipage de 30 personnes a été secouru avant que le navire ne soit abandonné.
Le méthanier se trouve actuellement dans les eaux internationales, mais au sein de la zone de recherche et de sauvetage libyenne. Demilito a précisé que sa position actuelle se situe à environ 53 milles marins au nord de Tripoli, dans une dérive qui pourrait le conduire vers des eaux plus inquiétantes.
Bien que la quantité de gaz restant à bord soit difficile à évaluer, elle est considérée comme « potentiellement dangereuse » en raison du risque d'explosion. La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères a également indiqué que le navire contenait encore 450 tonnes de fioul lourd et 250 tonnes de gazole au moment de son abandon, ajoutant une couche d'inquiétude concernant la sécurité maritime.
Cependant, comme l’a souligné Demilito, même si cela représente une inquiétude, cela demeure moins préoccupant que si le navire avait été un pétrolier. Des photos récentes, capturées par l'AFP, montrent des dommages considérables dus à un incendie, dont des trous sur les flancs du méthanier.
Bien que le navire reste à flot, son état est jugé gravement endommagé. Effectuer un remorquage pose un défi logistique en raison de sa structure compromise. "Sa coque présente une large brèche latérale, le rendant instable, même s'il ne montre pas de signes immédiats de naufrage", a ajouté Demilito, ce qui confirme l'intérêt croissant pour cette situation.







