Le 19 mars, un drame maritime a frappé les Comores, entraînant la mort de 17 migrants qui espéraient rejoindre Mayotte. Selon le ministre de l’Intérieur comorien, Mohamed Ahamada Assoumani, les victimes faisaient partie d’un groupe qui semblait majoritairement congolais.
Depuis plusieurs années, des migrants tentent de rejoindre ce département français, mais ce tragique événement marque un tournant, avec la première récupération de corps documentée par les autorités locales. James Tsok Bot, représentant des Nations Unies aux Comores, a souligné l'importance de ce drame, déclarant que cela illustre la dangerosité de ces routes migratoires.
Trente survivants de l'accident ont reporté que les passeurs les avaient trompés, en leur assurant qu’ils étaient proches de Mayotte. À présent, quatre personnes restent portées disparues. Au cours d’une conférence de presse, le ministre a expliqué que des habitants de Mitsamiouli, aidés par les gardes-côtes, avaient initialement récupéré huit corps avant d'en retrouver neuf autres le lendemain.
« Nous n’avions ni pain ni eau »
Les cris de détresse des migrants ont alerté les résidents de Mitsamiouli, alors qu’ils assistaient à un match de football. Un témoin a rapporté avoir découvert des survivants en état de choc, incapables de croire qu’ils n’étaient pas à destination. Lors de leurs tentatives de rejoindre la plage, certains ne savaient pas nager et se sont retrouvés dans des eaux plus profondes. Cela a causé un désastre évitable.
Les experts, comme James Tsok Bot, dénoncent la nature criminelle de ces traversées maritimes, qui continuent de revendiquer des vies. Un survivant, âgé de 25 ans, a décrit son périple tumultueux depuis le Nord-Kivu, en République Démocratique du Congo, où les conflits armés persistent. Après un trajet difficile, il a pris un bateau qui devait les mener aux Comores, mais qui a rapidement dérivé, les laissant en situation de détresse pendant plusieurs jours.
Cette tragédie souligne l'urgence d'une réponse internationale face aux défis migratoires dans la région, un enjeu qui ne cesse d’attirer l’attention des médias et de la communauté internationale. La migration vers Mayotte, où près de la moitié de la population est étrangère, révèle la complexité des réalités vécues par ces familles fuyant la violence et la pauvreté.







