L’État va investir 50 millions d’euros dans la mine de lithium d’Échassières, dans l’Allier, a annoncé l’exploitant Imerys mercredi 11 février. Ce financement vise à garantir un approvisionnement continu de ce métal essentiel à la transition énergétique.
Imerys, acteur majeur des minerais, a révélé le 11 février 2026 qu'une participation minoritaire significative de l’État allait être réalisée dans son projet d’exploitation d’une mine de lithium, grâce à un investissement de 50 millions d’euros par la Banque des Territoires. Cette opération doit se finaliser dans les mois à venir, selon l’entreprise. Elle ambitionne de « finaliser l’étude de faisabilité définitive » avant la prise de décision finale concernant ce futur site d'extraction.
Imerys prévoit une mise en fonction de la mine d'ici 2030 et s'engage à « collaborer étroitement » avec l’État dans ce partenariat stratégique. Roland Lescure, ministre de l’Économie, s’est félicité de cette prise de participation, soulignant qu’elle contribue à sécuriser les approvisionnements en minerais et métaux critiques.
« Ce projet incarne notre ambition de répondre à une partie de nos besoins à l’échelle nationale : une mine exemplaire, répondant aux standards environnementaux et sociaux du 21e siècle, que nous souhaitons voir se développer à l’international », a indiqué le ministère de l’Économie. Il a également été précisé que la participation étatique dans ce projet atteindrait environ 30% du capital, comme l’a rapporté Les Échos.
700.000 véhicules par an
Le gisement de lithium de Beauvoir, localisé dans l’Allier, est décrit par Imerys comme un des « cinq premiers » gisements en roche dure au monde, excluant les gisements issus de saumure. L’entreprise estime que ce gisement pourrait « alimenter en lithium environ 700.000 véhicules électriques par an, tout en minimisant son empreinte environnementale ».
Alessandro Dazza, le directeur général, souligne qu'il reste toujours en quête de partenaires financiers pour ce projet, en précisant que « l'expertise est notre atout » et qu’atteindre une majorité dans cette exploitation n'est pas une condition indispensable. « Nous avons l'expérience nécessaire pour gérer ce type de projet », a-t-il ajouté.
Imerys, qui doit publier ses résultats financiers annuels le 19 février, a récemment annoncé un plan visant à réduire ses coûts et améliorer sa rentabilité, confrontée à un ralentissement de l’activité sur ses marchés principaux. Pour l'année 2024, l’entreprise a enregistré 3,6 milliards d’euros de chiffre d’affaires et emploie 12.400 personnes dans 40 pays.







