L'essentiel
Le président américain a décidé d'envoyer un personnage controversé, Tom Homan, ancien responsable de l'agence des douanes et de la protection des frontières, dans le Minnesota suite à l'indignation croissante après la mort d'un manifestant.
Le lundi 26 janvier 2026, Donald Trump a annoncé la venue de Tom Homan dans l'État, alors que la colère populaire monte après le décès d'Alex Pretti, un infirmier de 37 ans, sous les balles des agents fédéraux lors d'une manifestation à Minneapolis.
Selon la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, Homan n'abordera pas spécifiquement l'incident tragique, mais agira en coordination avec les forces de l'ordre et les enquêteurs impliqués dans un scandale de fraude touchant la communauté somalienne, comme rapporté sur X.
"Nobody in the White House, including @POTUS, wants to see people getting hurt or killed in America's streets," says @PressSec.
— Rapid Response 47 (@RapidResponse47) January 26, 2026
"Let's be clear about the circumstances... This tragedy occurred as a result of a deliberate and hostile resistance by Democrat leaders in Minnesota." pic.twitter.com/OaDBDjWdg2
Trump joue la carte de l’apaisement
Sous la pression croissante, y compris de membres de son propre camp, Donald Trump a choisi d'adopter un ton apaisant concernant la mort d'Alex Pretti. Sur Truth Social, il a évoqué une "très bonne conversation" avec le gouverneur démocrate du Minnesota, Tim Walz, lors de laquelle ils ont convenu de la nécessité de travailler ensemble. Trump a précisé qu'il mettrait Walz en contact avec Tom Homan.
"Je n’aime pas le fait que des gens se fassent tirer dessus", a commenté Trump, avant d’ajouter qu’il n’approuvait pas qu’un manifestant se présente avec une arme chargée. Pour lui, les élus démocrates du Minnesota portent une part de responsabilité dans ce drame, en ayant permis des manifestations sans encadrement suffisant.
Deux audiences sur les décès tragiques
À Minneapolis, l'atmosphère demeure tendue après la mort d'une autre victime, Renee Nicole Good, abattue par la police le 7 janvier. Deux audiences judiciaires sont attendues ce lundi. La première vise à empêcher la destruction d'éléments de preuve dans l'affaire Pretti. Todd Blanche, sous-procureur général, a affirmé sur Fox News que toute destruction était exclue.
La seconde audience, demandée par le procureur général du Minnesota, pourrait mettre un terme à l’opération fédérale dans l’État, une décision qui pourrait avoir des répercussions majeures à l’échelle nationale, comme l’a souligné David Schultz, professeur de sciences politiques à l’université Hamline.
Dans l’opposition, des élus démocrates menacent de conditionner le financement gouvernemental à des réformes significatives des agences fédérales chargées de l’immigration, notant que des changements décisifs sont nécessaires au vu de la crise actuelle.







