Ce vendredi soir, le Premier ministre Sébastien Lecornu a dévoilé de nouvelles propositions afin de finaliser le budget 2024, tout en évitant une censure potentielle. Dans un contexte où le vote à l'Assemblée Nationale semble compromis, M. Lecornu a affirmé que ce budget « meilleur et responsable » était essentiel pour l’avenir du pays.
« Ce budget va être différent du budget initial. Il est meilleur. Il peut rassembler. Et il est, je le crois, responsable », a-t-il déclaré depuis Matignon. Cette déclaration intervient après des semaines de tensions politiques et de débats au parlement.
« J'ai ressenti une réelle déception mais aussi une inquiétude face au blocage actuel de la classe politique. Toutefois, je ne renonce pas à une approche nouvelle pour notre projet budgétaire », a-t-il ajouté, exprimant ainsi sa détermination à trouver des solutions.
Le Premier ministre a mis l'accent sur la nécessité de réduire le déficit à 5 % du PIB, en affirmant qu’avec une croissance soutenue, ce chiffre pourrait être encore inférieur. Avec ces nouvelles mesures, il a aussi promis qu'il n'y aurait « aucune augmentation de la fiscalité sur les ménages, directe ou indirecte », ce qui représente une attention particulière envers les contribuables, comme l’a rapporté Le Monde.
Parmi les principaux changements, une augmentation de la prime d’activité de 50 € en moyenne étant prévu, touchant plus de trois millions de ménages. M. Lecornu a également annoncé un renforcement du budget des bailleurs sociaux de 400 millions d’euros, ainsi que le maintien des bourses étudiantes et la création de 2000 postes supplémentaires dans l’Éducation nationale pour mieux accueillir les enfants handicapés.
Cependant, malgré ces avancées, le Parti socialiste a qualifié cette initiative de « budget insuffisant », reconnaissant néanmoins que les tensions avec le gouvernement avaient conduit à certaines améliorations. « Ce budget n'est pas le nôtre, mais les avancées sont réelles », a tweeté le PS, témoignant des difficultés et des compromis qui caractérisent cette période politique.
Jean-Luc Mélenchon, leader de La France insoumise, a critiqué la situation en parlant de « théâtre d’ombres », signalant que malgré certaines concessions, les coupes budgétaires demeurent inquiétantes. Ces conflits politiques montrent à quel point le paysage budgétaire est flou, et chacun attend avec impatience de voir si ces nouvelles mesures réussiront à rassembler un large consensus au sein du parlement.







