Ce dimanche 18 janvier marque une étape décisive pour le Portugal, alors que des millions de citoyens se rendent aux urnes pour choisir leur avenir. Alors que le président sortant, Marcelo Rebelo de Sousa, a été à la tête du pays depuis 2016, l’heure est venue de découvrir qui prendra la relève.
Un scrutin à deux tours similaire au système français
Les élections présidentielles dans ce pays ibérique se déroulent selon un mode de scrutin à deux tours, très similaire à celui de la France. Ainsi, si aucun candidat ne parvient à obtenir la majorité absolue lors du premier tour, un second tour est organisé entre les deux leaders. Avec environ 10,9 millions d'électeurs inscrits, dont 1,6 million parmi ceux vivant à l'étranger, la participation est cruciale.
Le rôle du président au Portugal
Le président portugais joue un rôle d'arbitre plus que de dirigeant. Bien qu’il ait le pouvoir de nommer le Premier ministre, de dissoudre l’Assemblée ou de ratifier des traités, le gouvernement et son Premier ministre sont les véritables acteurs du quotidien. Ce mode opérationnel, différent de celui de nombreux autres pays, pose un cadre pour les élus.
Une compétition serrée
Les pronostics pour ce premier tour sont plus incertains qu'auparavant, avec des sondages plaçant André Ventura, le leader d'extrême droite du parti Chega, en tête. Selon une étude menée par Le Monde, il pourrait cependant faire face à un défi sérieux lors du second tour. Ses opposants principaux incluent Antonio José Seguro du Parti socialiste et Luis Marques Mendes, soutenu par le gouvernement de droite.
Des figures comme Henrique Gouveia e Melo, ancien amiral ayant dirigé la campagne de vaccination contre la Covid-19, et Joāo Cotrim Figueiredo, eurodéputé libéral, se battent également pour une place au second tour. Le débat s’annonce passionnant et crucial pour l’orientation politique future du pays.
À l’aube de ce scrutin, l’avis d’experts, comme celui de Mariana Vieira, analyste politique à Lisbonne, met en lumière le climat tendu marqué par la montée des populismes mais aussi des préoccupations sociales croissantes. Elle souligne : « Ce premier tour est un test pour la démocratie portugaise et il est essentiel que les citoyens expriment leurs préoccupations à travers leur vote. »
Les Portugais s’apprêtent donc à faire entendre leur voix dans une élection aux enjeux significatifs, marquée par des personnalités aux parcours variés et des choix politiques divergents. Reste à voir comment cette dynamique évoluera au fur et à mesure que nous nous rapprochons du verdict final.







