Le gouvernement costaricien a révélé, mardi 13 janvier 2026, la découverte d'un complot présumé visant l'assassinat du président Rodrigo Chaves, à moins de trois semaines des élections présidentielles. Selon Jorge Torres, responsable de la Direction du renseignement et de la sécurité nationale, l'information est parvenue à travers une « source confidentielle » qui a signalé le paiement d'un tueur à gages.
Ce développement intervient alors que la candidate conservatrice à la présidence, Laura Fernandez, fait figure de favorite dans un contexte électoral tendu. Rodrigo Chaves, qui ne peut pas se représenter pour un second mandat en raison des dispositions constitutionnelles, a exprimé son soutien à Fernandez comme sa successeur.
Les experts politiques s'inquiètent de l'impact que cela pourrait avoir sur le processus électoral. L'analyste et ancien ministre, Luis Fernando Salazar, a souligné l'importance de la sécurité durant cette période critique : « La stabilité du Costa Rica est mise à l'épreuve, et chaque acte de violence pourrait avoir des répercussions sur la confiance des électeurs ».
Par ailleurs, des inquiétudes concernant une ingérence potentielle du président salvadorien Nayib Bukele ont été soulevées par certains observateurs. Les opposants politiques craignent que le climat électoral soit perturbé par des manœuvres extérieures.
Alors que le président Chaves prévoit de recevoir Bukele au Costa Rica pour la pose de la première pierre d'une méga-prison inspirée du controversé Centre de confinement du terrorisme (Cecot) du Salvador, le climat politique devient plus explosif. Ce centre, tristement célèbre pour ses détentions sans procès, illustre les méthodes agressives de Bukele contre la criminalité organisée, et pourrait influencer la perception des électeurs costariciens.
À l'approche des élections du 1er février, le gouvernement souligne la nécessité de protéger le processus démocratique et d’évaluer les menaces potentielles. L'annonce récente d'un complot d'assassinat met en lumière les tensions qui règnent dans ce petit pays d'Amérique centrale, traditionnellement perçu comme un modèle de démocratie dans la région.







