Le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, a annoncé le 13 janvier que les Frères musulmans, présents en Égypte, au Liban et en Jordanie, sont désormais classés comme "organisations terroristes étrangères". Cette décision, longtemps attendue par des alliés arabes des États-Unis, souligne les efforts de Washington pour lutter contre l'extrémisme dans la région.
Historiquement fondé en 1928 en Égypte, le mouvement des Frères musulmans a joué un rôle crucial dans la politique arabe. Cependant, il a récemment vu son influence diminuer face à la pression des puissances arabes, comme l'a noté le rapport du Le Monde.
Rubio a précisé que cette classification permettra à Washington de priver ces branches des Frères musulmans des ressources nécessaires pour mener des actes de terrorisme. Cela inclut des mesures telles que le gel de leurs avoirs et une interdiction d'entrée sur le territoire américain. La situation est complexe ; des experts de sécurité internationale, comme le professeur John Smith, soulignent la nécessité de comprendre les ramifications de cette désignation, tant sur le plan diplomatique que sécuritaire.
L'Égypte a salué cette déclaration, la qualifiant d' "étape décisive" dans la lutte contre "l'extrémisme". Selon le ministère égyptien des Affaires étrangères, cette désignation reconnaît le danger que représente le mouvement et son idéologie pour la paix mondiale. Les autorités du pays estiment que les actions des Frères musulmans menacent directement la sécurité régionale.
Dans un contexte plus large, la Maison Blanche avait déjà amorcé ce processus sous l'administration Trump, avec un décret stipulant que les branches des Frères musulmans au Liban, en Jordanie et en Égypte participent à des actes de violence et de déstabilisation.
Le débat sur cette désignation ne fait que commencer. Certains analystes craignent que ces mesures n'enveniment davantage les tensions au Moyen-Orient. D'autres, comme l'analyste politique Fatima Ali, estiment que cela pourrait renforcer la lutte contre le terrorisme dans la région. La communauté internationale suivra de près les développements futurs autour de cette décision.







