Entre lundi et mercredi, la Chine a mené des exercices militaires significatifs autour de Taïwan, simulant des blocus et des attaques maritimes. Cette initiative, qui s'inscrit dans un contexte de revendication sur l'île, a suscité une vive réaction de Washington.
Le porte-parole du département d'État, Tommy Pigott, a déclaré que ces manœuvres font «grimper les tensions inutilement» et a instamment demandé à Pékin de «cesser sa pression militaire». Selon lui, «les activités militaires et la rhétorique chinoises vis-à-vis de Taïwan et d'autres acteurs régionaux augmentent les tensions de manière inappropriée».
Les grandes manœuvres ont impliqué une mobilisation d'avions de chasse et de navires de guerre, ainsi que des tirs en live, une tactique jugée provocatrice par de nombreux experts. Jean-Pierre Cabestan, expert en relations internationales, a noté que «ces exercices montrent la détermination de Pékin à affirmer son pouvoir dans la région», ajoutant que la situation reste fragile.
En réponse, le président taiwanais, Lai Ching-te, a réaffirmé son engagement à défendre «ferme la souveraineté» de l'île. Par ailleurs, le président chinois, Xi Jinping, a déclaré lors de son message du Nouvel An que «la réunification de notre patrie est inévitable».
Les tensions se sont accentuées récemment suite à une vente d'armes de Washington à Taipei d'une valeur de 11,1 milliards de dollars, le montant le plus élevé depuis 2001. Cette situation témoigne d'un climat géopolitique tendu qui pourrait affecter la stabilité de la région, selon des analystes de Le Monde. Pendant ce temps, l'ancien président Donald Trump a déclaré ne pas craindre une invasion imminente, affirmant «Je ne crois pas qu'il le fera».
En conclusion, alors que les manœuvres militaires chinoises se multiplient, des appels à la désescalade et au dialogue constructif deviennent de plus en plus pressants. L'avenir de Taïwan demeure incertain dans ce contexte de tensions croissantes entre Pékin et Washington.







