À partir du 1er janvier 2024, les avantages octroyés aux anciens Premiers ministres de France prendront fin. Cette réforme, dévoilée par Sébastien Lecornu, met un terme à des privilèges de longue date qui ont fait couler beaucoup d'encre, y compris à la télévision, lors d'interviews de personnalités comme Jean-Pierre Raffarin et Edith Cresson, tous deux originaires de la Vienne.
Les anciens Premiers ministres ne bénéficieront plus d'une voiture avec chauffeur, d'un secrétariat particulier ou d'une protection policière, un ensemble de services qui, selon des estimations, pouvaient atteindre plusieurs milliers d'euros chaque année. Avant cette réforme, les anciens chefs du gouvernement jouissaient d'une voiture avec chauffeur sans limite de temps après leur mandat. Désormais, cette prestation sera limitée à dix ans après leur départ de Matignon.
Des chiffres révèlent que les dépenses liées à ces privilèges s'élevaient souvent à entre 4.500 et 5.000 euros par an par ancien Premier ministre. L'ancienne maire de Châtellerault, Edith Cresson, a été la première femme à occuper ce poste et a également profité, comme beaucoup d'autres, de ces avantages précieusement gardés après son passage.
En ce qui concerne Jean-Pierre Raffarin, dont le mandat s'étend de 2002 à 2005, ses dépenses annuelles liées à son véhicule se sont chiffrées à 12.000 euros, avec des dépenses de personnel avoisinant les 145.000 euros l'an dernier. Pourtant, dans une déclaration à France 2, Raffarin a affirmé accepter cette réforme avec sérénité, affirmant : je rapporte plus d'économie à l'État que je ne lui coûte.
Le budget total des privilèges des anciens Premiers ministres était en effet évalué à plus de 4 millions d’euros. À la suite de cette suppression, les effectifs libérés seront redéployés dans d'autres secteurs au sein de l'État.
Il est crucial de noter que cette transition s'accompagne d'un accompagnement pour les anciens Premiers ministres : un décret de 2019 a limité le secrétariat à dix ans après le départ de leurs fonctions, un texte appliqué également rétroactivement à ceux dont le mandat a pris fin avant l'introduction du décret.
En conclusion, cette réforme témoigne d'un changement dans la manière dont l'État perçoit les anciens dirigeants et leurs privilèges, et elle pourrait même être l'amorce d'une réduction générale des dépenses publiques. Une opinion partagée par plusieurs experts en affaires publiques, qui estiment que cette décision pourrait également s'accompagner de réformes similaires dans d'autres sphères politiques.







