Le dimanche 12 juillet, le climat politique a été agité par les paroles de Mariano Rajoy, ex-Premier ministre espagnol, qui a qualifié l’équipe de France de football d’« sans Français » dans une tribune publiée sur le média El Debate. Ces propos ont immédiatement suscité une vague d'indignation parmi les responsables publics en France et en Espagne. Le ministre des Transports espagnol, Oscar Puente, n’a pas hésité à traiter Rajoy d'« idiot post-franquiste », soulignant l'absence de modération dans ses commentaires.
Le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, a également réagi sur les réseaux sociaux, qualifiant les déclarations de Rajoy de « xénophobes ». Il a affirmé que certains mesurent l'appartenance d'une personne à une nation par son nom ou sa couleur de peau, tandis que d'autres le font par leur attachement au pays. « France, on se retrouve en demi-finale. Que le meilleur gagne et que le racisme perde », a-t-il déclaré, illustrant l'affirmation d'une France inclusive.
En France, plusieurs figures politiques, dont le dirigeant du Parti socialiste, Olivier Faure, ont soutenu que « l'équipe de France ne comprend que des Français ». Ce dernier a rappelé que le pays ne se définit pas par des critères ethniques mais par une identité politique et républicaine. Il a dénoncé la droite raciste qui reste attachée à des conceptions largement obsolètes.
Fabien Roussel, du Parti communiste, a ajouté : « Hier une sénatrice du Paraguay, aujourd'hui l'ancien Premier ministre d'Espagne... leur racisme crasseux fait écho à une haine persistante envers notre équipe nationale. » La ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, a également réagi, affirmant que les attaques racistes réapparaissent à chaque victoire des Bleus, qualifiant cela de « haine méthodique et banalisée ».
Aurore Bergé, ministre en charge de la lutte contre les discriminations, a plaidé pour que le sport redevienne un lieu consacré au talent, exempt de préjugés. Laurent Núñez, ministre de l'Intérieur, a condamné les propos de Rajoy comme étant « inacceptables », soulignant la nécessité de s'attaquer à ce type de racisme.
Face à la polémique, l’ambassade de France à Madrid a réaffirmé que « tous les joueurs de l’équipe de France sont français », précisant que même ceux nés à l’étranger sont également comptés comme tels.







