La sécheresse qui frappe la France en ce moment a un impact surprenant sur des produits emblématiques, tels que les chips. Confrontés à des restrictions d'eau de plus en plus strictes, les producteurs doivent innover pour continuer à séduire les consommateurs.
L'usine de chips Brets, notamment reconnue pour son savoir-faire, a dû réduire sa cadence de production. Pour pallier ce problème, l'entreprise a choisi de modifier son approvisionnement en pommes de terre, se tournant vers des variétés primeur. Ces tubercules, récoltés avant leur pleine maturité, présentent l'avantage d'être plus petits et de nécessiter moins d'eau.
Une économie d'eau de plus de 20%
Cette stratégie a permis à Brets de diminuer sa consommation d'eau de 21 %, une mesure bienvenue face aux pressions environnementales. Toutefois, ce choix n’est pas sans coût. En effet, les pommes de terre primeur sont 50 % plus chères que les variétés traditionnelles et nécessitent des ajustements dans le processus de production, ce qui entraîne des dépenses additionnelles.
Malgré ces défis, le groupe Altho, propriétaire de Brets, envisage cette adaptation comme une opportunité de croissance. Les ventes de chips, en particulier celles aromatisées, ont explosé, avec 11 millions de paquets en plus écoulés depuis janvier. Les chiffres révèlent une hausse de 10 % des ventes de chips aromatisées par rapport à l'année précédente.
Cette crise de l'eau a des répercussions au-delà de l'industrie des snacks, touchant une multitude de secteurs. Les températures élevées et le manque de précipitations fragilisent l'ensemble du territoire français, mettant en évidence la nécessité pour toutes les industries de repenser leur approche. Les experts s'accordent à dire que la situation actuelle appelle à une prise de conscience collective et à des changements durables dans nos modes de production.







