Stockage de l’eau et utilisation d'intrants : la loi d’urgence agricole suscite des débats passionnés.
Alain Greillet, agriculteur à Loudun (Vienne) : « La loi d'urgence agricole soulève de nombreuses interrogations. VA-t-elle vraiment répondre aux préoccupations des agriculteurs ? Dans un contexte parlementaire souvent perçu comme déconnecté, il est crucial de privilégier l’urgence de leurs besoins sur le long débat politique. Les agriculteurs ne peuvent plus attendre !»
Crise paysanne
Jean-Pierre Lautman, de Saint-Avertin (Indre-et-Loire) : « Ma récente visite dans les Vosges m’a rappelé à quel point l’eau était gérée avec soin. Chaque ferme avait son propre système d'approvisionnement en eau, intégrant des bassins traditionnels. Ces aménagements sont cependant de moins en moins fréquents, laissant la place à une agriculture moderne souvent problématique en matière d'eau .»
Un pas en avant, deux en arrière
« Les changements intervenus dans la gestion de l’eau sont frappants. Alors qu’auparavant l’accès à cette ressource était naturel, la loi d’urgence agricole remet en question ce droit fondamental. Les partisans de l’agriculture intensive revendiquent un accès privé à l'eau pour irriguer leurs cultures, soulevant ainsi des questions éthiques. »
« La condition des agriculteurs est précaire, et les mesures proposées semblent insuffisantes pour améliorer leur situation réelle. »
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Usage d’intrants autorisés
Jacques Compain, de L’Isle-Jourdain (Vienne) : « Après avoir soutenu le plan Ecophyto, le gouvernement semble maintenant en faire un revirement. L’usage accru d’intrants chimiques pose un vrai danger pour notre environnement : des études récentes ont montré la présence de résidus toxiques dans nos sources d’eau. Comment peut-on expliquer un tel paradoxe dans la politique agricole ?»
« Nous assistons à une politique qui mérite notre vigilance, entre promesses non tenues et décisions contradictoires. »







