Placée en redressement judiciaire début juin, la verrerie Duralex va cesser sa production pendant au moins quinze jours. La direction y voit un moyen de protéger sa fragile trésorerie.
La verrerie Duralex, située dans le Loiret et récemment reprise par ses employés sous forme de coopérative en 2024, a été placée en redressement judiciaire depuis le 1er juin. Un communiqué interne partagé avec l'AFP révèle que la production sera arrêtée pour une durée d'au moins quinze jours afin de contenir les coûts et d'améliorer la situation financière.
Les lignes de production seront mises à l’arrêt, durant cette période, afin de protéger la trésorerie et réduire les charges liées à la production. Aucun verre ne sortira des fours au cours de la seconde quinzaine de juin, une décision prise pour gérer efficacement les ressources vitales pour l'opération de l'usine. De plus, la verrerie n’a pas les emballages nécessaires pour la fabrication normalement prévue.
Les salariés invités à prendre des congés
« Pendant cet arrêt, le four ne sera pas éteint, il fonctionnera à vide dans un circuit fermé, à l’aide de matières fondus réutilisées, » explique une source proche du dossier. La production étant déjà réduite « depuis plusieurs semaines, » ce ralentissement aura également comme effet de diminuer le personnel requis pour surveiller le four : seulement deux employés seront alors nécessaires au lieu de dix-sept. La direction estime que cette pause pourra aider à rattraper un retard de commandes évalué à 1,4 million d'euros.
Dans cette note datée du 11 juin, il est also conseillé aux employés de prendre des congés à partir de la semaine prochaine. En crise depuis quelque temps, Duralex, fondée en 1945 et célèbre pour ses fameux verres incassables, traverse son cinquième redressement judiciaire en deux décennies. Actuellement sous la tutelle du tribunal de commerce d'Orléans avec une période d'observation de six mois, une audience supplémentaire est programmée le 2 juillet. Une source confie : « Il est maintenant primordial de voir si les banques vont accorder leur soutien, une question dont l'issue reste incertaine. »
Après la reprise par les salariés, environ 60% des 243 travailleurs de l'unique usine de La Chapelle-Saint-Mesmin, près d'Orléans, ont rejoint la coopérative. Ce changement de structure pourrait influencer positivement la gestion future et l'engagement des employés.







