Le groupe aérien franco-néerlandais s'apprête à accueillir un nouvel acteur dans ses rangs : la compagnie scandinave SAS. Pour marquer cette évolution significative, un changement de nom est à l'horizon.
Lors du Paris Air Forum, le directeur général d'Air France-KLM, Benjamin Smith, a fait monter la pression en laissant planer le mystère sur le futur nom du groupe. "Nous plaisantons souvent en interne sur les divers noms potentiels que nous pourrions adopter", a-t-il confié, indiquant que des discussions avaient effectivement lieu.
Concernant des rumeurs autour d'un éventuel nom comme The Blue Group, Smith a rapidement démenti et a affirmé : "Ce n'est pas vrai". Il se veut clair sur le fait que le nouveau nom, quel qu'il soit, ne sera pas mis en avant auprès du grand public. "Nous aspirons à garder cette marque à l'écart des consommateurs, afin qu'ils se concentrent sur les marques de chaque compagnie : KLM, Air France, Transavia, et bientôt SAS", a-t-il ajouté.
Sur le plan financier, Air France-KLM attend l'approbation des autorités de régulation pour sécuriser, d'ici 2026, une participation de 60,5% dans SAS, alors qu'elle en détient actuellement 19,9%. En parallèle, le groupe a manifesté son intérêt pour acquérir des parts dans TAP Air Portugal, aussi en phase de privatisation, selon des sources proches du dossier.
Ce mouvement stratégique, qui pourrait redéfinir le paysage aérien européen, est soigneusement surveillé par des experts du secteur. Jean-Pierre Duval, analyste aéronautique, explique : "L'intégration de SAS marque une étape cruciale dans l'expansion d'Air France-KLM, et la gestion du nom de marque sera déterminante pour son image à long terme".







