Après un mois de mai particulièrement chaud, connu pour ses records, la France se prépare à une nouvelle canicule. Des événements climatiques extrêmes, comme ceux-ci, perturbent l'utilisation des transports en commun et permettent aux chercheurs de collecter une multitude de données à ce sujet.
Dans le cadre de l'étude intitulée "Mobilité sous pression climatique", l'Institut Paris Region avec ses partenaires, a mis en lumière l'effet des épisodes de chaleur sur la circulation des passagers. Les entreprises de transport telles que la RATP et la SNCF doivent maintenant intégrer cette nouvelle réalité climatique dans leur planification.
Le bus est le plus touché
Pour quantifier ces impacts, les chercheurs se sont basés sur des jours avec des températures atteignant ou dépassant les 35 degrés, notamment durant deux vagues de chaleur spécifiques en septembre et juillet de cette année. En conséquence, les lignes de bus ont enregistré une chute de fréquentation jusqu'à 20%, surtout le 1er juillet, où le mercure a dépassé les 38 degrés. Le RER et les trains ont aussi vu leur fréquentation diminuer de 12% lors de l'épisode de septembre 2023. En revanche, le métro, en raison de ses conditions plus fraîches sous terre, a subi une baisse relative de 8%.

Selon l'étude, "les Franciliens ressentent une grande pénibilité durant ces épisodes caniculaires, avec des effets néfastes sur leur sommeil et leur bien-être au quotidien. Les transports en commun deviennent des lieux d'inconfort extrême, surtout lorsque la climatisation est absente ou en cas de forte affluence." Face à cela, le télétravail émerge comme une stratégie adoptée par beaucoup. Deux tiers des télétravailleurs choisissent de rester chez eux lors des pics de chaleur pour fuir la chaleur durant leurs trajets.
Le télétravail comme stratégie de détournement
Pour ceux qui optent pour un déplacement vers leur lieu de travail, 60 % affirment que cela est dû à la climatisation des locaux, tandis que 19 % le font par obligation professionnelle. Les entreprises constatent des employés soumis à un stress accru, affectant leur bien-être et leur productivité.
Pour s'adapter à ces nouvelles conditions climatiques, il est crucial pour les opérateurs de transport d'agir. Étant donné que la climatisation n'est pas encore généralisée, comme l'indiquent certains rapports, une majorité de 67 % des utilisateurs souhaite améliorer la communication en temps réel sur les circulations des trains, 60 % réclament des espaces d'attente couverts, et 49 % demandent des bouteilles d’eau gratuites dans les stations pour mieux supporter la chaleur.







