La Marine française a récemment arraisonné un pétrolier en mer Atlantique, soupçonné d'opérer sous un faux pavillon, selon Emmanuel Macron. Le navire, dénommé Tagor, venait de Russie et se dirigeait vers le Cameroun en passant par des eaux internationales.
Le Tagor a été intercepté à plus de 740 km des côtes de Bretagne, près de la célèbre route maritime fréquentée par les cargos. Les autorités françaises ont révélé que ce bateau est sous sanctions des États-Unis, de l'Union européenne et du Royaume-Uni. Des documents examinés à bord ont confirmé les soupçons d'irrégularités concernant son pavillon, qui a varié entre ceux de Madagascar, des îles Marshall et de Panama.
Le site Opensanctions.org indique que du pétrole russe ou iranien aurait pu être transporté à bord. Macron a précisé que cette action s'inscrit dans une volonté de lutter contre le contournement des sanctions imposées à la Russie depuis le début du conflit en Ukraine.
« La décision de prendre le contrôle du navire était justifiée par des conventions internationales, notamment la convention de Montego Bay sur le droit de la mer, » a précisé un responsable de la préfecture maritime. Cette intervention a été nécessaire après que le capitaine russe a refusé de se conformer aux ordres des militaires français, selon le procureur de Brest, Stéphane Kellenberger.
La réaction de la Russie a été rapide. Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, a qualifié l'arraisonnement d'« illégal », allant jusqu'à le comparer à de la piraterie internationale. Il a également souligné que des mesures seraient prises pour protéger les cargaisons russes.
Ce n'est pas la première fois que la France intervient contre des navires soupçonnés de transporter du pétrole sanctionné. Au début de l'année, d'autres pétroliers, Deyna et Grinch, avaient été arrêtés en Méditerranée pour des infractions similaires. Bien que le Tagor soit le quatrième dans cette série, les deux précédents ont réussi à quitter les eaux françaises après le paiement d'amendes significatives.
Ce contexte soulève des questions sur la légalité et l'efficacité de ces interceptions. Selon Xavier Raufer, expert en géopolitique et sécurité maritime, « ces actions de la France pourraient intensifier les tensions avec la Russie et inciter d'autres pays à renforcer leur protection des navires sous leurs pavillons. »
Alors que le Tagor est en cours d'examen, la France annonce vouloir renforcer les sanctions contre le non-respect des réglementations maritimes, illustrant ainsi sa détermination à contrer le contournement des sanctions internationales.







