Une attaque survenue lundi soir à la base militaire de Barka Tolorom, sur la rive tchadienne du lac Tchad, a coûté la vie à au moins 24 soldats et a causé plusieurs blessés, selon des sources militaires et des informations rapportées par l’AFP. Un responsable militaire a révélé que l’attaque a causé « 25 morts et 46 blessés » parmi les forces armées tchadiennes, attribuant cet acte au groupe terroriste Boko Haram.
« La situation est maîtrisée et sous contrôle », a déclaré un représentant administratif de la région, tout en confirmant le bilan tragique de « 24 morts et plusieurs blessés ». L'efficacité des forces de sécurité tchadiennes reste une préoccupation majeure face à cette menace persistante.
Les multiples attaques de Boko Haram
Le président tchadien, Mahamat Idriss Déby Itno, s’est exprimé sur Facebook pour condamner cette attaque, qualifiée de lâche. Il a assuré que son gouvernement poursuivrait sa lutte contre Boko Haram avec une détermination renouvelée, tout en adressant ses condoléances aux familles des soldats décédés.
Les soldats tchadiens sont souvent ciblés par Boko Haram dans la région du lac Tchad, caractérisée par ses vastes espaces d'eau et de marécages, propices à des opérations djihadistes. Cette région, qui englobe des territoires du Nigeria, du Cameroun, du Niger, et du Tchad, est devenue un bastion pour ces groupes armés depuis 2009.
Durant les derniers mois, une intensification des attaques de Boko Haram a été observée, notamment des enlèvements et des assaults sur des postes avancés des forces de sécurité. En octobre 2024, une attaque avait déjà fait près de 40 victimes parmi les soldats tchadiens. En réponse, le président Déby avait lancé l’opération Haskanite pour ‘anéantir la capacité de nuisance de Boko Haram’. Bien que l’armée ait annoncé que le groupe n’en avait plus de sanctuaires au Tchad, la situation demeure préoccupante.







