l'essentiel
Alors que les prix de l’essence et du diesel ne cessent de grimper, le GPL (Gaz de Pétrole Liquéfié) se présente comme une option plus abordable et moins polluante. Moins cher à la pompe, il permet de diminuer les dépenses, bien que sa consommation soit légèrement plus élevée. Toutefois, son adoption en France est entravée par plusieurs freins pratiques.
La flambée des coûts des carburants, exacerbée par la situation en Iran depuis la fin février, pousse de nombreux automobilistes à explorer des alternatives au diesel et à l’essence. Tandis que certains se tournent vers le superéthanol-E85 et d’autres vers des voitures électriques, le GPL mérite également l’attention.
Le GPL, composé principalement de propane et de butane, est dérivé du traitement du gaz naturel et du raffinage du pétrole. Stocké liquéfié, il est vaporisé pour alimenter le moteur, permettant aux véhicules équipés d’un système de fonctionnement en bicarburation, c’est-à-dire en alternant entre l’essence et le gaz.
Un avantage économique
Le GPL est souvent vanté comme une alternative plus respectueuse de l'environnement, émettant moins de particules polluantes que ses homologues. Mais son atout majeur réside dans son coût. À l’achat, son prix est comparable à celui d’un véhicule à essence, souvent moins cher que celui d’un diesel.
Le prix du GPL au litre est également un facteur d’économies. Bien qu’une voiture fonctionnant avec ce carburant consomme entre 10 et 20 % de plus que celles roulant à l’essence ou au diesel, la différence de prix compense cette surconsommation. D’après le site Carbu.com, le litre de GPL coûte en moyenne 1,08 euro, contre 2,02 euros pour l’essence et 2,20 euros pour le diesel, bénéficiant d’une taxation plus avantageuse.
Transformez votre voiture à essence en modèle GPL est également possible, sous réserve qu’elle soit en bon état. Cette conversion, réalisée par un professionnel agréé, coûte généralement entre 1 500 et 3 500 euros. De plus, les véhicules GPL peuvent fonctionner alternativement avec de l’essence, éliminant l’angoisse d’une panne sèche liée à certains carburants alternatifs.
Des contraintes qui freinent son développement
Cependant, le GPL reste moins courant que l’essence ou le diesel, avec seulement 220 000 automobilistes français adoptant ce carburant, représentant moins de 1 % du parc automobile, selon des données de la MAIF, publiées en novembre 2023. Le principal obstacle reste l’accessibilité, de nombreuses stations-service ne proposant pas de GPL, particulièrement dans les zones rurales.
De plus, l’offre de véhicules GPL est limitée, et tous les modèles ne sont pas disponibles en version GPL. Bien que certains fabricants proposent des options de conversion, cela peut restreindre les choix disponibles pour les automobilistes. À noter aussi, l’installation d’un réservoir GPL peut empiéter sur l’espace de chargement de certains véhicules.







