Le torero andalou, Morante de la Puebla, se souviendra de la Feria d’Avril à Séville. Le 20 avril, alors qu'il affrontait le quatrième taureau de la corrida, il a été mortellement encorné, entraînant des blessures graves.
Selon le Dr Octavio Mulet, chirurgien en chef à l'infirmerie de la Maestranza, la blessure est jugée "très grave". Mesurant 10 cm de long, la plaie a touché la fesse gauche de l'artiste. Renversé au sol, Morante a tout de suite porté la main sur la zone touchée, alarmant ses collègues qui ont accouru pour lui porter secours.
Que pena lo de Morante. Un toro manso y peligroso que lo ha herido parece que en la zona del glúteo #Morante
— Nacho Martin (@nachomartinn) April 20, 2026
Lors de l'opération, le Dr Mulet a précisé que la plaie avait "partiellement endommagé les muscles du sphincter anal" et provoqué une perforation de 1,5 cm dans la paroi postérieure du rectum. L'intervention a donc consisté à nettoyer la plaie, à réparer les dommages et à mettre en place un drain aspiratif.
Un retour inattendu après une retraite anticipée
Morante de la Puebla, qui avait annoncé sa retraite le 12 octobre dernier à l'âge de 46 ans en raison de problèmes de santé, avait été persuadé de renouer avec les corridas. Lors de son dernier match à Séville, il avait réussi à couper une oreille du premier taureau, suscitant espoirs et acclamations.
Des engagements à Nîmes menacés
Attendu pour la feria de Pentecôte à Nîmes du 20 au 25 mai, la gravité de ses blessures remet sérieusement en question sa capacité à participer. La durée de sa convalescence reste encore indéterminée.
Des précédents dans le monde de la tauromachie
Morante de la Puebla n'est pas le premier à subir une blessure aussi spécifique. En 2019, le torero français Juan Leal a été touché par une corne de 25 cm au niveau des fesses à Madrid, entraînant d'importantes blessures nécessitant des soins prolongés. En 2020, il est retourné face aux taureaux, illustrant la résilience de ces artistes face à de telles tragédies.
En août 2024, Sébastien Castella a également été blessé à la cuisse et à la fesse, témoignant du danger inhérent à ce métier. La tauromachie, même dans sa splendeur, n'est pas exempte de risques mortels.







