Un effet collatéral inattendu de la guerre au Moyen-Orient a vu le prix des engrais agricoles s'envoler, provoquant des préoccupations majeures dans le secteur agricole. Cédric Benoist, un exploitant du Loiret, est engagé au sein des instances européennes pour concevoir des solutions en réponse à cette crise.
Dans un autre domaine, des avancées remarquables se profilent. La question se pose : les innovations médicales développées sur Terre peuvent-elles trouver leur place dans l'espace ? C'est sur cette problématique que se penchent des chercheurs du GREMI-CNRS (Groupe de Recherches sur l’Énergétique des Milieux Ionisés) d'Orléans. Ils effectuent des experiments par aviation antipesanteur, notamment en collaboration avec l'astronaute Thomas Pesquet.
Depuis près de quinze ans, Pablo Escot, chercheur principal, explore le potentiel du plasma froid, un gaz partiellement ionisé. Ce dernier permet non seulement de tuer des bactéries mais aussi d'améliorer la circulation sanguine, un atout pour optimiser la cicatrisation. Récemment, une étude clinique a été initiée au CHU d'Orléans pour approfondir ces résultats. "Nous savons que cela fonctionne bien sur Terre, alors pourquoi ne pas le tester pour des missions lointaines vers la Lune ou Mars ? Cela pourrait réduire le besoin de transporter des médicaments lourds, en anticipant les menaces de bactéries inconnues ou résistantes," déclare Escot.
Thomas Pesquet aux commandes
Pour évaluer l'efficacité de ce plasma dans des conditions réelles, des expérimentations sont en cours à bord de l'Airbus Zéro-G du CNRS. Les vols paraboliques réalisés permettent de simuler l'apesanteur durant environ vingt secondes. "Nous avons réalisé six campagnes de vol depuis 2022, et à chaque fois, nous avons éliminé des bactéries dans des conditions variées," s'enthousiasme Escot.
Aux commandes de l'Airbus, l'astronaute Thomas Pesquet, dont le expertise est précieuse. "Sa connaissance des besoins médicaux d'urgence en mission est indispensable ainsi que sa capacité à orienter notre recherche sur les protocoles appliqués à bord," conclut Escot. Ce partenariat entre science et exploration spatiale pourrait bien révolutionner les soins médicaux dans les missions futures.







