Dans un drame tragique ayant secoué le Collège d'Ille-sur-Têt, une collégienne de 12 ans s'est suicidée dans la nuit de jeudi à vendredi dernier. Malgré les spéculations sur un possible lien avec le harcèlement scolaire, le rectorat de Montpellier a indiqué ne disposer d'aucune information confirmée à ce sujet pour le moment.
Une enquête a été ouverte pour comprendre les circonstances de ce geste désespéré. Le procureur de Perpignan, Jérôme Bourrier, a précisé que l'écriture laissée par l'élève pouvait suggérer un lien avec des problèmes liés au harcèlement. Cependant, suffisant ou pas, les investigations en cours n'ont pas encore établi de faits liés à une « situation de harcèlement ».
« Nous avons mené des vérifications ces dernières 24 heures », a déclaré Anne-Laure Arino, directrice académique des services de l'Éducation nationale dans les Pyrénées-Orientales, ajoutant que les premiers éléments recueillis ne justifient pas l'idée d’un harcèlement en milieu scolaire. C'est une déclaration rassurante pour certains, mais qui reste insuffisante pour apaiser l'inquiétude des parents et des élèves.
Il est à noter que ce collège a été labellisé « Phare » depuis 2024, un programme de prévention du harcèlement qui engage les élèves ainsi que l'équipe éducative dans des formations spécifiques. « Face aux interrogations qui peuvent se poser, toutes les vérifications vont être menées sans délai », a assuré le rectorat.
La situation de harcèlement à l'école, ainsi que son impact sur le bien-être des enfants, reste une question délicate en France, exacerbée par les récentes tragédies. Comme l'indique une étude de France Inter, 10% des élèves français disent avoir été victimes de harcèlement scolaire. Des experts appellent à une vigilance accrue et à des mesures proactives dans les établissements scolaires.
Alors que la communauté scolaire se mobilise, la lutte contre le harcèlement requiert la participation de tous, car chaque élève mérite de se sentir en sécurité dans son environnement d'apprentissage.







