Dans un contexte budgétaire tendu, Olivier Faure, secrétaire du Parti socialiste (PS), a affirmé son soutien au gouvernement en matière de budget, tout en confirmant que le PS ne rejettera pas l'utilisation de l'article 49.3. Selon lui, cette procédure est la "moins mauvaise des solutions" pour éviter une censure inutile.
Sébastien Lecornu, le Premier ministre, se prépare à engager la responsabilité de son gouvernement sur les recettes du budget de l'État pour 2026. Ce geste pourrait déboucher sur plusieurs motions de censure, notamment annoncées par la France insoumise et le Rassemblement national.
Faure a précisé sur France Inter qu'il n'a pas encore examiné la version finale du budget, mais il reste optimiste quant aux "conditions de non-censure". "Nous avons réussi à obtenir des avancées, même si nous ne pouvons pas revendiquer ce budget comme nôtre", a-t-il déclaré. Parmi les points positifs, il a mentionné des mesures telles que la suppression du gel du barème de l'impôt sur le revenu et la hausse de la prime d'activité pour les travailleurs les plus modestes.
Cependant, la réaction de l'opposition est vive, notamment de la part de Éric Coquerel (LFI), qui a qualifié les concessions d'insignifiantes au regard des coupes budgétaires massives. Mathilde Panot, également de la France insoumise, a exprimé l'espoir de réunir une majorité pour voter la censure en s'appuyant sur les mécontentements au sein du PS et des Républicains.
De leur côté, les députés Les Républicains expriment leur inquiétude face à la gestion budgétaire actuelle, se demandant si les promesses de réduction de déficit seront tenues. Quant au président du Medef, Patrick Martin, il a critiqué le retour de la surtaxe d'impôt sur les sociétés pour les grandes entreprises, ce qui complique davantage la situation économique.
Une fois cette étape budgétaire surmontée, le texte sera discuté au Sénat avant un retour à l'Assemblée nationale pour son adoption finale. Le climat politique reste tendu à l'approche des élections municipales, rendant le soutien du PS au gouvernement encore plus inattendu.







