Dans son communiqué, l'entreprise a déclaré : « Nous devons nous adapter aux transformations technologiques rapides, notamment celles liées à l'IA, pour saisir les opportunités qui se présentent ». Capgemini, qui emploie près de 35.000 personnes en France, précise que ces suppressions de postes seront réalisées à travers des reclassements et des départs volontaires, ciblant particulièrement les secteurs les plus impactés par cette évolution.
Graeme Watson, expert en ressources humaines dans le secteur technologique, a souligné que ce type de réorganisation est devenu courant dans l'industrie. « Les entreprises doivent souvent s'ajuster pour rester compétitives face à l'innovation rapide », explique-t-il. Capgemini a l'intention de proposer aux salariés des reconversions vers des « métiers d’avenir », tout en mettant en place un dispositif de rupture conventionnelle collective pour ceux qui souhaitent quitter l’entreprise.
Cette réduction des effectifs survient alors que Capgemini a connu une légère hausse de son chiffre d’affaires, avec une augmentation de 2,9 % au troisième trimestre. Néanmoins, une faiblesse persistante, en particulier dans le secteur industriel, a amené le groupe à revoir ses prévisions. Au 30 septembre, Capgemini comptait environ 355.000 salariés dans le monde, mais les signaux d'alarme s'intensifient face à l’incertitude économique, y compris en France et dans d'autres pays européens.
Le projet de réorganisation doit être discuté avec les instances représentatives du personnel, et des négociations avec les syndicats sont prévues pour établir un accord collectif, garantissant ainsi les modalités d'accompagnement pour le personnel concerné.







