Depuis près d'un an, le centre-ville d'Arles est sous le joug des tags signés "Xbraguette". Les commerçants et habitants dénoncent cette montée des dégradations. Bien qu'une dizaine de plaintes aient été déposées auprès des autorités, leur impact semble limité, laissant les victimes seule face à cette situation gênante.
Sur les murs, fenêtres et portes des commerces, les signatures colorées se multiplient comme une tâche d'huile. Kader, un résident, réagit avec frustration face à cette épidémie de tags : "Il y en a de partout. C'est lamentable !" Michel, un retraité, partage son indignation : "Quand on vient de refaire ses enduits, voir ça fait vraiment râler !".
Les commerçants sont les plus touchés. Quentin, chef cuisinier au restaurant "L'oriel", fait état d'une dépense d'environ 1.000 euros pour faire effacer ces inscriptions. "Nous n'avons pas le temps pour cela, c'est notre gagne-pain" explique-t-il en colère, tandis qu'Océane, son épouse, souligne les impacts financiers accrus : "C'est notre gagne-pain, pas un jeu !"
Océane pense avoir identifié l'auteur présumé. Elle raconte avoir échangé avec lui sur Instagram, se faisant l'écho de son amusement face à la dégradation des façades. Un clip de rap diffusé sur YouTube présente également un jeune homme en pull "Xbraguette" dans des lieux emblématiques d’Arles, exacerbé par une demande d'attention qui, selon certains, devrait plutôt se diriger vers des espaces appropriés pour s'exprimer créativement.
Les commerçants ont récemment redoublé d'efforts pour alerter les responsables locaux, mais le silence persistant des autorités et l'inefficacité des mesures actuelles les laissent désabusés. Océane se désole : "Il devrait y avoir des sanctions appropriées, comme des travaux d'intérêt général pour qu'il prenne conscience de l'impact de ses actes." Les dégâts matériels et psychologiques d'un tel comportement sont, pour certains, compris par le Code pénal, qui stipule qu'une amende de 3.750 euros peut être imposée en cas de dégradation légère.
Alors que la mairie n'a pas fait de déclaration officielle sur la question, le débat sur la gestion de l'espace public et l'importance de la propreté urbaine est relancé, suivant les préoccupations de nombreux citoyens. La situation à Arles souligne la nécessité d'interventions plus efficaces pour protéger les commerces et maintenir l'esthétique des lieux historiques.







