Ce jeudi 15 janvier, les responsables de la cour d'appel de Nîmes ont exposé les grandes lignes de leur activité en prévision de l'audience solennelle qui se tiendra ce vendredi. Un point marquant : la continuité des recrutements de nouveaux magistrats dans les tribunaux des quatre départements de la 13e cour d'appel, qui s'étend sur le Gard, la Lozère et l'Ardèche. Selon Eric Bienko Vel Bienek, le premier président de la cour, et Xavier Bonhomme, le procureur général, ce plan de renforts s'étendra jusqu'en 2027, visant à renforcer les équipes judiciaires.
Cette cour, à l'intersection de plusieurs régions administratives, est en effet confrontée à une augmentation significative de la criminalité, notamment celle liée aux trafics de drogue. « Nous observons une dynamique inquiétante », a déclaré Bonhomme, faisant référence à la hausse des faits criminels sur ce territoire complexe. En 2025, 18 actes criminels, souvent liés au narcotrafic, ont été recensés, entraînant la mort de 11 personnes. En comparaison, l'année 2024 avait enregistré 11 crimes pour seulement quatre décès.
Les défis ne manquent pas, comme l'indiquent des sources judiciaires locales. La situation d'Alès et de Nîmes reste préoccupante, étant donné que ces villes souffrent d'une intensification des affaires liées à la criminalité organisée. La lutte contre l'argent sale est également au cœur des préoccupations. Le procureur général a affirmé qu'il continuerait à plaider pour des saisies et des confiscations, d'un montant total de près de 12 millions d'euros en 2025, renforçant ainsi l’engagement de l'État dans cette bataille.
Ce contexte particulier souligne l'importance des efforts judiciaires dans une région où la criminalité organisée prend racine. Avec des retards de jugement encore au-dessus des normes nationales, la 13e cour d'appel de France met tout en œuvre pour faire face à ces défis croissants, tout en améliorant la qualité de la justice dans la région.







