Lors d'une récente rencontre avec des agriculteurs à Saint-Pierre-des-Corps, Bruno Retailleau, le président des Républicains, a exprimé des accusations virulentes contre Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne. Qualifiant cette dernière de « fossoyeuse de l'Europe », Retailleau a exprimé son mécontentement face à l'accord commercial controversé entre l'Union européenne et le Mercosur. Cette déclaration a eu lieu alors que des membres de la Coordination rurale (CR) manifestaient contre ce traité, plaidant pour la protection de l'agriculture française.
Retailleau a insisté sur le fait que son parti n'a jamais soutenu von der Leyen, une dirigeante issue du Parti populaire européen (PPE) qui compte plusieurs eurodéputés-représentants des Républicains. En effet, le sénateur a rappelé que son groupe avait voté contre sa nomination en 2024 et qu'une motion de censure avait également été déposée à son encontre. Selon Retailleau, cet accord est en grande partie le résultat des décisions imposées par Emmanuel Macron, renforçant ainsi la division entre agriculteurs et décideurs européens.
Les manifestations, qui ont attiré l'attention des médias, rappellent les tensions croissantes au sein de l'agriculture française face à une concurrence jugée déloyale. Des experts du secteur, comme Jean-Michel Lemétayer, ancien président de la FNSEA, ont averti que de telles décisions pourraient avoir des conséquences désastreuses pour les agriculteurs européens si des protections adéquates ne sont pas mises en place. Les agriculteurs s'inquiètent également des impacts environnementaux et sociaux de l'importation massive de produits agricoles en provenance d'Amérique du Sud.
Dans un contexte où le soutien à l'agriculture nationale devient une question cruciale, le climat politique français pourrait être entrainé dans une onde de choc, alors que Retailleau continue de galvaniser les soutiens autour de cette lutte. En effet, la voix de ceux qui se sentent trahis par les institutions européennes pourrait moduler les débats futurs autour de la politique agricole commune et de la souveraineté alimentaire, des questions devenues primordiales, comme le souligne 20 Minutes.







