Deux adolescents, âgés de 14 et 16 ans, ont été victimes d'un enlèvement terrifiant. Dans la nuit de vendredi à samedi, non loin de La Chapelle-sur-Erdre, ils ont été kidnappés, frappés et contraints de creuser leur propre tombe dans une forêt. Ce drame pourrait être lié à des règlements de comptes dans le milieu du trafic de stupéfiants, selon les premières analyses des enquêteurs. Le procureur de la République de Nantes, Antoine Leroy, a confirmé les faits dans une déclaration au Parisien.
Les événements se sont initiés aux alentours de 1 heure du matin lorsqu'un groupe d'individus a intercepté les adolescents sur le parking d'un hôtel à Carquefou. Après leur enlèvement, ils ont été transportés vers un lieu isolé, où ils ont subi des violences physiques insupportables. Leur état visiblement critique a été révélé lorsqu'ils ont finalement réussi à s'échapper vers 3 heures du matin, frappant à la porte d'un habitant de La Chapelle-sur-Erdre. Les deux jeunes, les vêtements déchirés et le visage ensanglanté, ont été immédiatement secourus, et l'individu a alerté les forces de l'ordre.
Lors de leurs interrogatoires, les victimes ont décrit une expérience terrifiante : ils ont été dénudés, menacés de mort et forcés à creuser un trou à mains nues. Cette mise en scène macabre a été confirmée par la découverte des vêtements des adolescents et du trou dans la terre par les gendarmes sur les lieux désignés. Les agents du service de la police judiciaire de Nantes se penchent sérieusement sur l'hypothèse d'un règlement de comptes lié au trafic de drogue, une problématique en pleine expansion dans de nombreuses villes françaises, y compris à Nantes.
Les expertises médicales ont permis de constater que l'un des adolescents avait subi une blessure par arme blanche. Les deux victimes ont été hospitalisées au CHU de Nantes, où leur état a été évalué. Selon plusieurs experts en sécurité, ce type d'incident souligne la montée de la violence et la gravité des rivalités dans le milieu du narcotrafic. Comme l'a mentionné un spécialiste de la criminalité juvénile interrogé par Ouest-France, « ces actes sont souvent un moyen pour les trafiquants de faire régner la peur et de maintenir le contrôle dans des cercles de jeunes vulnérables ».
L’enquête, ouverte pour violences et séquestration, soulève des interrogations inquiétantes sur la sécurité des jeunes dans les zones urbaines. La communauté locale de La Chapelle-sur-Erdre est en émoi, rappelant l'importance de la sensibilisation et de la prévention face à de tels dangers. Les autorités continuent d'explorer toutes les pistes pour élucider cet incident troublant.







