"L'état médical fait aujourd'hui courir un risque de décès à la mère comme à l'enfant à naître" déclare Me Menya Arab-Tigrine, avocate de Sarah B.
Cette ultime, mise en examen dans le cadre d'une instruction à Marseille, était détenue pour des infractions telles que le blanchiment aggravé. Arrivée à Orléans en janvier, elle a connu une rupture de la poche des eaux dans la nuit du 19 au 20 juin, comme le précise la plainte.
"Une hospitalisation immédiate était nécessaire.. l'extraction a pourtant pris un temps considérable" souligne l'avocate. Cependant, une source pénitentiaire assure que l'opération a été effectuée dans des délais normaux, ajoutant que le profil médical de cette détenue entraîne des escorts plus longues, ce qui retarde les interventions.
Des conditions d'hospitalisation inacceptables
D'après le témoignage de Sarah B, lors de son transfert au CHU d'Orléans, elle a été contrainte de rester six heures dans une cellule insalubre, signalée comme étroite et souillée. Craignant des infections, elle a finalement demandé à retourner à la prison.
Des antécédents médicaux alarmants
La plainte met en avant une absence de surveillance médicale adéquate, alors que Sarah B a déjà affronté des complications lors de ses précédentes grossesses. "Son état requiert une attention immédiate et spécialisée" précise son avocate.
"L'état de santé de Sarah B impose une hospitalisation sans délai" insiste Me Arab-Tigrine.
Les complications potentielles de la détention, selon le document légal, pourraient éventuellement être interprétées comme une mise en danger de la vie d'autrui. Une source pénitentiaire a alors déclaré que seuls des professionnels de santé étaient compétents pour déterminer l'hospitalisation, tout en précisant que Sarah B bénéficiait du suivi médical requis.
Accusations de violences psychologiques
Dans sa plainte, la détenue fait état de violences psychologiques de la part du personnel pénitentiaire, qui lui aurait affirmé qu'elle accoucherait seule dans sa cellule et qu'elle ne garderait pas son enfant.
Ces allégations surviennent en pleine canicule, où l'avocate a requis des mesures d'urgence pour adapter ses conditions de détention, argumentant que la véritable température ressentie dans un espace de neuf mètres carrés sans climatisation pourrait entraîner des dangers sanitaires considérables.
"Les vies de ma cliente et de son bébé sont en jeu. Il est urgent de lui accorder la liberté" déclare Me Arab-Tigrine.
Le parquet de Marseille, chargé de l'affaire, a, pour l'instant, refusé de commenter l'état de santé de la détenue, se référant au secret médical. Néanmoins, une demande de liberté serait prochainement examinée par la juridiction marseillaise.







