À Sens, dans l'Yonne, un homme de 30 ans a été appelé à comparaître mardi après avoir réussi à s'évader de la prison d'Orléans lors d'une permission pour l'enterrement de son père, le 1er mai. Son procès a été reporté pour la quatrième fois en raison d'une grève des avocats liée à la réforme de la justice criminelle. Ce trentenaire, déjà condamné à 14 reprises, fait face à de nombreuses accusations, dont des violences à l'égard de sa compagne, des menaces de mort, et plusieurs infractions liées à des drogues.
Des renvois à répétition depuis juillet 2025
Le tribunal a dû renvoyer son jugement en raison d'une absence d'expertise psychiatrique, jugée nécessaire pour comprendre le comportement du prévenu, rapportent des sources judiciaires. Cette situation soulève des inquiétudes, notamment pour la famille de ses victimes, qui vit dans un climat de peur constant.
Une victime et sa famille dans la peur
La situation est particulièrement alarmante pour un père ayant dû éloigner sa fille, sous curatelle, du jovinien. L'avocat de la famille a révélé que la sœur de la victime a également reçu des menaces de mort durant l'évasion, rendant le quotidien de cette famille difficile, les contraignant à éviter de sortir de chez elle.
Un profil très impulsif
Le caractère impulsif de l'accusé est manifeste : il s'est montré agité lors de l'audience, provoquant des tensions avec le président du tribunal. "Ne criez pas monsieur", a dû intervenir le juge, à quoi il a répondu : "Mais c'est ma manière de parler". Son attitude a fini par entraîner une coupure de son microphone. Des experts soulignent que ce type de comportement pourrait indiquer un besoin d'intervention psychologique plus approfondie.







