Ce dimanche, la préfecture du Var a déployé des gendarmes pour mettre fin à une free party qui rassemblait environ 150 personnes dans la commune de Trigance, située dans le parc naturel du Verdon.
À 19 heures, une vingtaine de participants et quelques véhicules étaient encore présents sur les lieux. Au total, 94 verbalisations ont été effectuées, principalement pour stationnement inapproprié et circulation sur des voies interdites, tandis que trois verbalisations concernaient des cas de conduite sous l'influence de stupéfiants et un cas de trafic de drogues, comme rapporté par la préfecture dans un communiqué.
Cette intervention fait suite à une autre free party massive ayant rassemblé plus de 17 000 personnes dans le Cher, où le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, a exprimé son intention de renforcer la répression contre ce type de rassemblements illégaux.
Une série d'interventions en augmentation
Ceci est la troisième intervention en un mois par le préfet du Var, qui a interdit par arrêté tous les rassemblements festifs non déclarés. Le 13 avril dernier, les gendarmes avaient dû intervenir à Baudinard-sur-Verdon et avaient dressé 64 contraventions, tout en procédant à une interpellation pour outrage. Une autre opération le 26 avril, à Ginasservis, avait conduit à l'élimination d’un rassemblement similaire où 57 participants avaient été verbalisés.
Selon les données fournies par le ministre de l'Intérieur, la France a recensé 337 "rassemblements musicaux illégaux" en 2025, avec une participation moyenne de 300 personnes, bien que seulement 4 % aient dépassé le millier de participants.
Bien que beaucoup de ces événements se déroulent sans incidents majeurs, ils se heurtent souvent à des critiques en raison des nuisances sonores et des dégradations de terrain, ainsi que des risques liés à la consommation excessive d'alcool ou de drogues, mobilisant ainsi les secours et les forces de l'ordre.







