Les chauffeurs routiers protestent depuis samedi matin sur l'A7, au niveau de Chasse-sur-Rhône, dénonçant l'augmentation constante des carburants et demandant une aide gouvernementale plus substantielle, estimée à 50 millions d'euros pour le secteur. En effet, ils estiment que les réponses proposées ne répondent pas à l'urgence de la situation.
En bloquant l'autoroute dans le sens Sud-Nord, les transporteurs distribuent des tracts aux automobilistes, occasionnant ainsi des ralentissements importants. Vinci Autoroutes a signalé que la circulation est fortement perturbée et appelle à la prudence face à la présence de piétons.
« Les entreprises sont exsangues. Si rien n'est fait, elles vont crever », déclare Jean-Christophe Gautheron, responsable régional de l'Organisation des transporteurs routiers européens (OTRE).
Le ministre des Transports, Philippe Tabarot, a rappelé que le coût du carburant représente environ 25 % des dépenses d'exploitation des professionnels du transport.
« la même aide qu'en 2022 »
Le gouvernement, vendredi, a mentionné diverses aides pour les secteurs en difficulté. Parmi celles-ci, une aide financière à hauteur de 50 millions d'euros allouée le mois prochain pour les TPE et PME ayant des difficultés de trésorerie majeures. Cette aide sera équivalente à 20 centimes par litre pour les entreprises concernées.
« C'est un bon début, mais ça ne suffira pas », ajoute Gautheron. « Il faut une aide immédiate, car pour l'obtenir, il nous faut prouver nos difficultés avec un expert-comptable », déplore-t-il.
Les transporteurs réclament donc « la même aide qu'en 2022 », période à laquelle les prix avaient monté en flèche suite à l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Ils souhaitent également un contrôle des prix. D'autres mobilisations sont en préparation en Auvergne, Île-de-France et Occitanie.
Pour mémoire, entre 2022 et 2023, le gouvernement français avait déjà mis en place plusieurs dispositifs d’aides destinés principalement aux « gros rouleurs », offrant notamment une remise de 18 centimes par litre en 2022. En 2023, un dispositif différent a bénéficié à 10 millions de Français aux revenus modestes utilisant leur véhicule pour le travail.







