À la campagne, la fidélité des salariés se construit grâce à une meilleure organisation du travail et une qualité de vie recalibrée.
Retenir les salariés dans les zones rurales nécessite une approche qui mêle le projet d’entreprise aux aspirations de vie des employés. Dans ces environnements moins densément peuplés, les employeurs doivent contrebalancer les défis locaux tels que l'éloignement et le manque de services, en offrant une flexibilité au travail ainsi qu'une attention particulière au bien-être de leurs employés.
« Chaque dirigeant a sa propre méthode pour fidéliser ses salariés. Pour répondre aux attentes de mon équipe, j’ai instauré une semaine de travail de quatre jours, permettant ainsi un long week-end de trois jours », raconte Frantz Breuzin, responsable de l’entreprise Au bois couvert à Bossée (Indre-et-Loire). L'accroissement des compétences représente également un levier essentiel pour garantir la rétention du personnel. Catherine Laval, présidente du groupe Laval à Chédigny (37), se réjouit du faible turnover de son établissement : « Certains de nos employés ont passé toute leur carrière ici. Une de nos collaboratrices vient de prendre sa retraite après avoir débuté à 16 ans et avoir été promue dans notre structure ! »
Un environnement de travail agréable
Les entrepreneurs misent avant tout sur un cadre de travail agréable pour fidéliser leurs équipes. Au Bois Vert, un traiteur local livre chaque jour les repas des employés ayant fait la demande, tous financés par l’entreprise. « J’ai conçu un espace de restauration chaleureux, un lieu où ils peuvent se sentir chez eux. Nous avons à cœur de choyer notre personnel afin qu'il se sente bien et décide de rester parmi nous », souligne le dirigeant, qui supervise une équipe d'une quinzaine de personnes. Pour ses environ 100 employés, Catherine Laval propose également, trois espaces dédiés au repos et à la restauration pour favoriser le bien-être et la convivialité.
« Lorsqu’il y a des emplois, il y a de la vie ! »
Les chefs d’entreprise soutiennent que l’attractivité de leur région et le bonheur personnel de leurs salariés sont indissociables. Ils mettent en avant un coût de la vie moindre et un environnement naturel agréable. « Nos horaires permettent aux collaborateurs de terminer à 17h ; l'été, ils peuvent ainsi embrasser une seconde vie après le travail ! » déclare Catherine Laval, qui souligne que l’emploi dans les zones rurales contribue à la vitalité des localités : « Notre entreprise avait déménagé de Paris pour s'établir à Chédigny en 1978. Mon père a réhabilité une école abandonnée, redynamisant ainsi le village. Car lorsqu'il y a du travail, il y a de l’animation ! »







