Fin 2025, un Ivoirien de 20 ans a été reconnu coupable d'avoir vandalisé une caméra de vidéosurveillance installée près du marché des Capucins, rue Élie-Gintrac. Lors de son interpellation, il a également été trouvé en possession de plus de trois grammes de cocaïne. Le tribunal correctionnel de Bordeaux l'a condamné à quatre mois de prison, un verdict qui soulève des questions sur la relation entre la délinquance et la surveillance dans cette zone sensible.
Avec une voix timide, le jeune homme, qui réside à Pessac et suit une formation en alternance, a tenté d'expliquer son acte : « Je n’ai pas fait exprès. J’étais bourré. Je m’excuse. » Cependant, les faits parlent d'eux-mêmes. Dans la nuit du 6 au 7 décembre, il a été filmé en train de détruire la caméra, un acte jugé symptomatique d'un environnement de trafic de drogues. Le procureur, Bertrand Raimbault, a d’ailleurs souligné : « La vidéosurveillance dérangeait les trafiquants ».
Le prévenu, antérieurement condamné à trois reprises pour des infractions liées aux drogues, a révélé un schéma récurrent de comportements déviants. Cette destruction semble également rapprochée de l'usage de stupéfiants dans ce quartier. « Nous devons maintenir la pression pour améliorer la situation dans ce secteur », a-t-il ajouté lors de l’audience.
Désireux de changer
Lors de sa défense, Me Alexia Sautet a insisté sur l'importance de sa réinsertion dans la société, plaidant pour une peine plus adaptée à sa situation actuelle. La défense a finalement été entendue, car le tribunal lui a imposé une peine de quatre mois de prison, avec la possibilité de l'aménager, ainsi qu'une interdiction de paraître dans la zone Capucins/Saint-Michel/Victoire. « Vous devez avoir la liberté de vous rendre chez votre employeur », a conclu le président Frédéric Macé.
De plus, l'individu devra rembourser la somme de 9 160 euros à la Ville de Bordeaux, correspondant au coût de la caméra détruite. Ce cas met en lumière les enjeux liés à la sécurité et à la lutte contre la délinquance dans les quartiers sensibles de la métropole girondine.







