Le projet ambitieux de CDI jeunes du Medef n'a pas trouvé preneur parmi les organisations syndicales. Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT, a exprimé son désaccord, qualifiant cette proposition de "pas adaptée" pour les jeunes en quête d’emploi.
En interview sur France Inter, Léon a affirmé que les suggestions présentées "n’étaient que des propositions détenues par le Medef" et qu’elle "ne souhaitait pas discuter sur cette base". L’idée d’un CDI qui pourrait être rompu sans motif dans les premières années a soulevé de vives critiques, notamment de la part de la CGT, dénonçant une "déclaration de guerre contre les jeunes travailleurs". Le débat a également suscité des réactions au sein du gouvernement, le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, ayant précisé que ce modèle de CDI "n’était pas à l’ordre du jour".
Un changement de paradigme nécessaire
Marylise Léon a insisté sur le fait que cette approche n'était pas la bonne pour initier un dialogue constructif sur l’emploi. "Nous avons une responsabilité collective de nous adresser aux jeunes, souvent en difficulté d’accès à l’emploi", a-t-elle ajouté, tout en promettant que la CFDT proposera très prochainement de nouvelles alternatives. Cette situation illustre une tension croissante entre les organisations patronales et syndicales, alors que le marché de l’emploi continue de se diversifier, exacerbée par les retombées de la pandémie et les changements conjoncturels.
D'autres experts en emploi, soutenant la position de la CFDT, affirment que la création de formes d'emploi précaires ne fait qu'aggraver la situation des jeunes sur le marché du travail. "Des solutions inclusives et durables sont essentielles pour garantir un avenir serein aux jeunes", a noté Jean-Claude Mailly, ancien secrétaire général de la Force Ouvrière.







