Lors d'une interview accordée à RTL et Public Sénat, la présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a exprimé son désarroi face à l'incapacité de l'hémicycle à finaliser l'examen du budget 2026. Elle a appelé à une réforme des procédures budgétaires pour favoriser des discussions plus constructives.
Alors que le processus budgétaire arrive à son terme, Braun-Pivet a insisté sur le fait que ce budget devrait être le dernier examiné selon les règles actuelles. "Les règles n'aident pas à l'émergence du compromis", a-t-elle déclaré, ajoutant qu'une volonté politique ne devrait pas être entravée par des procédures obsolètes.
Dans le contexte actuel, le gouvernement a décidé d'interrompre les débats au Palais Bourbon en raison de l'absence de majorité pour faire adopter le texte via un vote. Le Premier ministre Sébastien Lecornu doit maintenant choisir entre le recours à l'article 49.3 ou aux ordonnances budgétaires, un débat qui divise les opinions. Braun-Pivet a souligné ne pas vouloir indiquer sa préférence, affirmant simplement qu'elle souhaite que "la France ait un budget".
Elle a également fait part de ses inquiétudes concernant la discussion du budget qui a été focalisée sur des questions fiscales, au détriment de thématiques essentielles pour les Français telles que la justice, l'éducation et l'environnement. "Nous n'avons parlé que de taxes, et pas assez de ce qui intéresse au premier chef nos concitoyens", a-t-elle expliqué. Compte tenu de cette situation, elle envisage de travailler à modifier la procédure d'examen des budgets d'ici l'année prochaine.
D'autres intervenants politiques, comme Manuel Bompard de La France Insoumise, ont également critiqué le manque de résultats du gouvernement sur ce sujet, appelant Lecornu à assumer ses responsabilités. En outre, ces débats mettent en lumière un climat de mécontentement croissant face à une gestion budgétaire jugée trop rigide dans un contexte économique déjà tendu.
Alors que le pays se dirige vers un moment crucial, les expertises s'accordent à dire qu'il est impératif de réformer les pratiques actuelles pour que le processus démocratique retrouve tout son sens.







