Les manifestations qui secouent l'Iran depuis fin décembre continuent d'affecter le pays, avec un bilan tragique d'au moins 5 000 morts, selon les récentes déclarations d'un responsable iranien. Parmi ces victimes, environ 500 étaient des membres des forces de sécurité, sacrifiés dans ce mouvement de colère populaire.
Les autorités, tout en dénonçant les « terroristes et les émeutiers armés », attribuent le chaos à une agitation orchestrée, affirmant que le plus grand nombre de morts a été enregistré dans les régions kurdes du nord-ouest, où les conflits sont particulièrement intenses. Ce constat a été soutenu par des reportages d'agences telles que Reuters.
Depuis le 28 décembre, lorsque des commerçants ont commencé à manifester contre la hausse du coût de la vie, la répression menée par le régime a causé des pertes humaines alarmantes. Les experts estiment que cette crise dépasse les simples problèmes économiques, révélant un profond mécontentement envers le régime en place depuis 1979.
Hier, à Paris, environ 3 000 personnes se sont rassemblées pour exprimer leur soutien aux opposants politiques iraniens et dénoncer la répression. La communauté internationale est de plus en plus préoccupée par la situation, certains appelant à des sanctions supplémentaires pour faire pression sur Téhéran.
Dans le même temps, les autorités iraniennes ont annoncé la réouverture des écoles, fermées durant cette période de troubles. Cependant, la question demeure : est-ce le signe d’un retour à la normale ou une tentative de la part du régime de normaliser une situation chaotique?
Alors que la révolte semble s'apaiser, les cicatrices laissées par cette période sombre resteront longues à guérir et auront des répercussions profondes sur la société iranienne.







