À compter du 1er février 2026, le taux de rémunération du Livret A va subir une nouvelle baisse, s'établissant à 1,5%, contre 1,7% jusqu'à présent. Cette décision, annoncée par le ministère de l'Économie, fait suite à une recommandation de la Banque de France, soulignant une tendance de baisse persistante pour ce produit d'épargne emblématique des Français.
Le Livret A, apprécié pour sa sécurité et sa disponibilité, connaît un rendement qui a déjà connu des variations significatives ces dernières années. En août 2025, il était passé de 2,4% à 1,7%, illustrant ainsi une tendance à la contraction des taux d'intérêt. La baisse récente est liée en grande partie à la volonté de maintenir des taux compétitifs, tout en restant supérieurs à l'inflation, estimée à environ 8% selon des sources comme Franceinfo.
En parallèle, le taux du Livret d'épargne populaire (LEP), destiné aux épargnants à revenus modestes, se voit également révisé : il sera fixé à 2,5%, contre 2,7% auparavant. Roland Lescure, ministre de l'Économie, a déclaré que cette baisse doit être considérée dans un contexte où le pouvoir d'achat des ménages reste une priorité. Selon lui, "Le Livret A est un support d'épargne privilégié pour les Français, et il est essentiel que son taux reste significativement supérieur à l'inflation."
Cette baisse pourrait amener certains épargnants à se tourner vers des alternatives d'investissement, comme des contrats d'assurance vie, qui voient des taux plus attractifs en ce début d'année 2026. En effet, les experts de l'épargne notent une tendance à l'éloignement des Français vis-à-vis du Livret A, notamment en raison de rendements moindres. Selon une analyse de BFM TV, la diminution du taux du Livret A pourrait cependant profiter aux acteurs du logement social, dont les coûts d'emprunt sont souvent indexés sur ce taux.
Le taux du Livret A, ainsi que celui du Livret de développement durable et solidaire (LDDS), est révisé deux fois par an, en janvier pour une prise d'effet au 1er février, et en juillet pour une mise à jour au 1er août. Cette nouvelle révision, qui intervient dans un contexte économique tendu, soulève des interrogations sur l'avenir de ce produit d'épargne dans un environnement de taux d'intérêt à la baisse.







