Emmanuel Macron a récemment relancé le débat concernant une possible reprise de dialogue avec Vladimir Poutine. Face aux enjeux géopolitiques liés à la guerre en Ukraine, cette initiative vise à éviter que l'Europe ne soit marginalisée par les États-Unis. Selon la Première ministre italienne, Giorgia Meloni, la nécessité d’un échange direct entre Européens et Moscou s’impose dans le cadre des négociations de paix.
Certains diplomates d'autres grandes nations de l'Union européenne confirment que des discussions sont en cours pour envisager la réouverture d'un canal de communication avec la Russie, ce qui soulève d'importantes questions sur la manière de procéder. L'ex-ambassadrice de France à Moscou, Sylvie Bermann, évoque la nécessité de « négocier » et souligne que, dans la mesure où une victoire militaire de l'Ukraine sur la Russie semble improbable, il serait illogique de ne pas dialoguer avec Poutine.
Macron, en tant que président ayant maintenu une ligne de communication avec Poutine malgré la guerre, se considère légitime pour entamer des discussions. Il adhère à l'idée que l'Europe doit se montrer autonome et capable d'agir sans avoir à dépendre des relations américano-russes. Des sources diplomatiques, rapportées par Le Monde, mettent en avant la nécessité d'unifié les positions européennes avant de s'engager dans d'éventuels échanges.
Cependant, l'hypothèse d'un appel conjoint entre Macron et le chancelier allemand ou d'autres leaders européens est envisagée afin d'assurer une approche coordonnée. Meloni, bien que souvent exclue des discussions sur ce sujet, appelle à ce que l’Europe parle d’une seule voix, suggérant un « envoyé spécial » pour représenter les intérêts européens.
Dans ce contexte, des experts tels que l'ancien ministre des Affaires étrangères, Hubert Védrine, soulignent que tout dialogue avec le Kremlin doit se faire avec prudence. Les divisions internes parmi les Européens sur la meilleure manière d'aborder cette question demeurent un obstacle, mais la pression pour agir s’intensifie alors que la situation en Ukraine continue d'évoluer.







