Pratiquer un sport d'hiver à un niveau élite engendre des frais non négligeables : entraînements, équipements spécifiques, déplacements internationaux... À l'approche des Jeux olympiques de 2026 à Milan-Cortina, les athlètes français se heurtent à des défis financiers majeurs. Pas tous égaux face à cette réalité économique, ils doivent mettre en place diverses stratégies pour financer leur saison. Des aides familiales aux cagnottes en ligne, en passant par des petits boulots, chaque moyen est bon pour atteindre cet objectif prestigieux.
Pour Émilien Jacquelin, biathlète de 30 ans, l'âge de la bascule vers le professionnalisme a été marqué par la signature d'un contrat avec les douanes, lui offrant une sécurité financière. Il se rappelle : À 22 ans, après avoir participé aux JO 2018, j'ai compris l'importance d'une préparation sans souci financier.
Julia Nirani Pereira, elle, a connu ce changement à 16 ans, un moment crucial qui lui a permis de s'affirmer sur la scène internationale.
Ces histoires ne sont pas rares : le système d'aide et de soutien de la Fédération française offre des opportunités aux jeunes talents, mais beaucoup d'athlètes doivent tout de même composer avec des emplois à temps partiel. Je travaille trois mois par an dans l'immobilier
, témoigne un autre sportif en quête d'une stabilité financière.
Alors que l'heure des choix approche, ces athlètes doivent faire preuve d'ingéniosité et de détermination. Selon une source de L'Équipe, la solidarité entre athlètes pourrait également jouer un rôle clé dans cette quête de financement. Dans un monde où les sponsorings sont de plus en plus compétitifs, chaque initiative compte pour valoriser le parcours de ces sportifs sacrifiant leur temps et leur argent en vue des Jeux. Le soutien du public et des entreprises privées devient ainsi une pièce maîtresse de l'équation.







