En France, l’Assurance maladie a révélé qu’en moyenne, chaque Français se voit rembourser 41 boîtes de médicaments par an. Ce chiffre stable par rapport à 2023 témoigne d'une consommation de traitements qui reste élevée, avec des dépenses atteignant 27,2 milliards d’euros pour les médicaments délivrés en officine en 2024. Cette tendance s'inscrit dans un contexte où les traitements sont de plus en plus concentrés sur des classes thérapeutiques spécifiques, souvent onéreuses, comme les anticancéreux.
Le paracétamol demeure le médicament le plus remboursé, avec plus de 430 millions de boîtes délivrées à mi-2025, bénéfice à environ 42,5 millions de patients, selon les données de l'Assurance maladie. Bien que le coût unitaire soit faible, totalisant environ 371,6 millions d'euros, son utilisation massive soulève des interrogations sur la gestion des prescriptions.
Les statistiques révèlent également qu’à partir de 80 ans, la moyenne de boîtes remboursées grimpe à 108 par an, soulignant la polymédication des personnes âgées. En comparaison, les traitements de moins de 5 euros constituent 75% des volumes remboursés en 2024, mais n’en représentent que 10% des dépenses totales.
Des discussions sont en cours au ministère de la Santé sur d'éventuelles restrictions concernant la délivrance d’antalgiques. Thomas Fatôme, directeur général de la Caisse nationale de l'Assurance maladie, a déclaré : "Il n'est pas question de mettre en place des quotas de prescription de médicaments. Nous devons agir dans l’intérêt de la santé publique." Un point de vue partagé par plusieurs experts en santé publique, qui soulignent l'importance d'une prescription raisonnée.
Les traitements anticancéreux, qui ont atteint 7,1 milliards d'euros en 2024, illustrent aussi cette tendance à l’augmentation des coûts de santé, avec une hausse de 11,5% par rapport à l’année précédente. Dans ce contexte, le petit prix des médicaments tels que le Doliprane ne doit pas masquer les défis financiers auxquels fait face l'Assurance maladie en matière de traitements plus coûteux.
Pour plus d'informations et des analyses approfondies, vous pouvez consulter des études récentes publiées par le Haute Autorité de Santé et le site de l’Assurance Maladie.







