Le pouvoir iranien, en dépit du mécontentement généralisé, continue de ressasser des discours affirmant que la situation est sous contrôle
. Selon le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghtchi, cette rhétorique de déni sert à masquer la violence qui secoue le pays. En effet, des manifestations sanglantes ont fait au moins 648 morts, révélant l'ampleur de la répression. Des estimations évoquent même un nombre de victimes pouvant atteindre plusieurs milliers, selon Iran Human Rights.
Dans un contexte de blackout médiatique, le gouvernement exerce une pression sans précédent, neutralisant même les technologies de communication telles que le réseau Starlink. Cela participe d'une stratégie de contrôle total de l'information. Pourtant, malgré ces efforts, des images de brutalité et de répression continuent d'émerger, témoignant d'une situation chaotique. La mobilisation des partisans du régime pour montrer une façade de stabilité ne suffit plus à masquer son affaiblissement, comme l'ont signalé plusieurs analystes politiques.
Le régime semble piégé dans un cycle de répression, où chaque révolte est accueillie par une violence d'État accrue. Comme le souligne l'expert en relations internationales Jean-Pierre Filiu, la République islamique s'enferme dans une logique autodestructrice, incapable de répondre aux aspirations légitimes de sa population
. La brutalité utilisée pour éteindre les révoltes pourrait bien avoir des conséquences désastreuses pour la pérennité du régime.
Face à une jeunesse de plus en plus désillusionnée et à une opinion internationale de plus en plus critique, la question n'est pas de savoir si le régime survivra, mais à quel prix cette survie se paiera. La stratégie de répression pourrait finir par exacerber les tensions, et seul le temps dira si l'Iran parviendra à sortir de cette impasse.







