Alors que des manifestations secouent l'Iran, le gouvernement intensifie son approche répressive. Le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, déclarait récemment que l'Iran est "préparé à la guerre", positionnant ainsi le régime face à ce qu'il qualifie de menace terroriste.
Les rassemblements d'opposition, qui ont débuté il y a plusieurs jours, mettent le pouvoir dans une situation délicate. Les autorités tentent de contrôler la narrative en mobilisant leurs partisans dans les rues et en coupant totalement l'accès à Internet depuis le 8 janvier, selon des sources locales.
Face à une population de plus en plus mécontente, le gouvernement dépeint les manifestants comme des agents du Mossad et des éléments subversifs liés à l'État d'Israël, un angle utilisé pour justifier la répression. Une étude parue dans le quotidien Le Monde souligne que ces accusations servent à dissuader les critiques internes tout en consolidant la légitimité du régime.
Des experts comme l'analyste politique Fatemeh Haghighatjoo estiment que la résistance du régime face à cette vague de mécontentement ne pourra pas durer éternellement. Selon elle, "les citoyens sont fatigués des promesses non tenues et de la corruption qui gangrène le pays".
Malgré la coupure des communications, les réseaux de solidarité parmi les manifestants se renforcent, exploitant des moyens de contournement pour organiser leurs actions. La situation actuelle met en lumière une tension croissante entre un régime autoritaire et une population qui réclame des réformes.







