Retour de Paris, des engagements jugés insuffisants
De retour d'une manifestation marquante à Paris, Cyprien Royauté, vice-président de la Coordination rurale de l’Indre, exprime son mécontentement face aux annonces faites par la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, le 9 janvier 2026. Selon lui, les mesures annoncées ne suffisent pas à apaiser la colère des agriculteurs. Comme il le déclare : « C'est juste pour calmer la colère ; ils étaient obligés d'annoncer quelques trucs ! »
Le gouvernement a promis un effort national de plus de 300 millions d’euros, ainsi que divers ajustements administratifs et un fonds d'indemnisation accru pour la dermatose bovine. Toutefois, Royauté pense que ces promesses restent largement insuffisantes et appelle le gouvernement à agir concrètement pour restaurer la confiance des agriculteurs.
Une mobilisation qui pourrait se renforcer
Malgré l’annulation de l’accord avec le Mercosur, les agriculteurs se montrent méfiants et se préparent à resurgir sur le devant de la scène. Ils estiment que la France a perdu de sa crédibilité au sein de l’Union européenne et souhaitent faire entendre leur voix avant le vote crucial du budget. Royauté assure : « On ne va pas tarder à ressortir, on a plein d’idées ! »
Cette indignation n’est pas isolée. D’autres organisations agricoles, comme la FNSEA, réagissent également avec vigueur, dénonçant ce qu'elles perçoivent comme une trahison de la souveraineté agricole. D’après un rapport de La Nouvelle République, les agriculteurs sont de plus en plus déterminés à défendre leurs intérêts face aux incertitudes économiques. Des experts agricoles pointent également la nécessité d'un dialogue constructif entre le gouvernement et les syndicats pour éviter une escalation des tensions.
Vers de nouvelles actions
Alors qu'un convoi d'agriculteurs indriens se dirigeait vers le Loiret après leur manifestation, le climat reste tendu. De nombreux agriculteurs expriment des préoccupations quant à l'avenir de leurs exploitations face aux défis économiques. Selon la FNSEA, ces mesures politiques doivent être accompagnées de stratégies de soutien à long terme pour assurer la pérennité de l’agriculture française.
Les agriculteurs de l’Indre s’engagent à rester mobilisés pour faire entendre leurs revendications et se préparent à organiser de nouvelles actions très prochainement. Leurs nombreuses idées témoignent d'un mouvement qui entend peser dans les décisions à venir.







