Le Groenland refuse la mainmise américaine : un cri d'indépendance

Les Groenlandais réaffirment leur désir d’autonomie face aux menaces de Trump.
Le Groenland refuse la mainmise américaine : un cri d'indépendance
Au Groenland, l’idée d’une acquisition américaine ne séduit pas. © (Photo AFP)

Alors que les tensions s'intensifient autour des ambitions territoriales de Donald Trump, le Groenland a clairement exprimé son refus d'être intégré aux États-Unis. Le 9 janvier 2026, tous les partis politiques représentés au Parlement groenlandais ont publié une déclaration commune, stipulant : « Nous ne voulons pas être Américains, nous ne voulons pas être Danois, nous voulons être Groenlandais. »

Cette déclaration survient après que Trump a évoqué des options incluant « la manière douce ou la manière forte » pour sécuriser ce territoire arctique. Les responsables groenlandais insistent sur le fait que « l’avenir du Groenland doit être décidé par le peuple groenlandais », rejetant toute ingérence extérieure dans leurs affaires politiques.

Le président américain justifie ses intentions en affirmant qu'un contrôle du Groenland est essentiel pour contrer l'influence de la Chine et de la Russie : « On ne peut pas laisser ces pays occuper le Groenland. » Cependant, Alexander W. Frémeaux, un expert en géopolitique, souligne que cette position ne fait qu'accroître les tensions entre les nations. Le Monde rapporte que cette situation est également contestée par le ministre danois des Affaires étrangères, Lars Løkke Rasmussen, qui estime qu'il n'y a pas de menace significative d'investissements chinois au Groenland.

Depuis 1951, le Groenland bénéficie d'un accord de défense avec les États-Unis et le Danemark, permettant aux forces armées américaines de mener des opérations sur l'île. Toutefois, cette autonomie est mise à mal par les déclarations récentes de Trump, qui devront être considérées avec prudence par le gouvernement danois, comme l’a souligné la première ministre Mette Frederiksen : « Une attaque contre le Danemark serait la fin de tout. »

Face à toutes ces pressions, il est impératif que le Groenland maintienne son cap vers une plus grande autonomie, comme le souhaitent ses citoyens. Les décisions futures devront, en définitive, revenir aux Groenlandais eux-mêmes. Selon la sociologue Anna Holmstrøm, cela pourrait représenter un tournant crucial dans l’histoire politique de l'île.

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