Alors que les températures chutent à Kiev, les habitants font face à une crise humanitaire suite à des frappes russes massives. Au moins quatre personnes ont perdu la vie dans ces bombardements, qui ont endommagé gravement les infrastructures, laissant environ 417 000 foyers sans chauffage. Le maire de Kiev, Vitaly Klitschko, a conseillé aux résidents de quitter temporairement la ville pour leur sécurité.
Andriï Melnyk, ambassadeur d'Ukraine à l'ONU, a dénoncé ces attaques comme des crimes de guerre, affirmant que l'utilisation du missile balistique Orechnik représente une menace inédite pour la sécurité européenne. L'Union européenne et plusieurs gouvernements, dont ceux de Paris, Berlin et Londres, ont également condamné cette escalade de la violence, soulignant le danger que pose le missile capable d'emporter des ogives nucléaires.
« La moitié des immeubles d'habitation à Kiev, soit près de 6 000 bâtiments, manquent de chauffage », a souligné Klitschko, qui a exprimé sa préoccupation face à la gravité de la situation. Les températures oscillent entre -7°C et -12°C, rendant les efforts de rétablissement des services d'énergie particulièrement urgents.
Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a quant à lui insisté sur le fait que de telles attaques violaient le droit international humanitaire, appelant à une cessation immédiate des hostilités. Des témoignages de résidents, comme celui de Nina, 70 ans, montrent le désespoir croissant : « Où est l'Europe, où est l'Amérique ? » a-t-elle exigé, accusant la communauté internationale de ne pas agir face aux bombardements indifférents.
Les autorités russes, de leur côté, justifient ces attaques comme des réponses à des provocations ukrainiennes, tout en continuant d'affirmer qu'elles frappent des cibles stratégiques. Cependant, cette version des faits est rejetée par Kiev et ses alliés. Le ministre ukrainien des Affaires étrangères a déclaré que ces actions pourraient être perçues comme un test pour la solidarité transatlantique.
Une fois de plus, la guerre en Ukraine met à l'épreuve la résilience des civils, alors que la recherche de solutions diplomatiques semble de plus en plus éloignée. La nécessité d'une réponse internationale unie se fait ressentir face à cette crise climatique et humanitaire, marquée par une escalade des tensions à l'approche de l'hiver.







