Ce vendredi 12 juin, la première pierre du village Ikos a été posée à Bordeaux-Lac, marquant le début d'un projet qui s'annonce comme un véritable tournant pour le réemploi en France. En présence de Mathieu Lefèvre, ministre délégué à la Transition écologique, et d'autres dignitaires, cette initiative s'affiche comme le plus grand centre de réemploi d'Europe, prévu pour ouvrir ses portes au printemps 2027.
Pour l'heure, seule une immense dalle est visible sur le site, mais d'ici moins d'un an, la structure, qui s'étendra sur 11 000 m², sera en pleine activité. Le centre vise à massifier le réemploi, notamment dans le secteur textile, en offrant un espace de vente tout en permettant aux habitants de déposer et réparer leurs objets. La directrice d'Ikos, Marion Besse, souligne l'importance de passer à l'échelle locale pour assurer la durabilité de l'économie circulaire.
Une initiative attendue
Le projet, porté par l'association Ikos et regroupant huit structures, a commencé à prendre forme en 2017. Marion Besse évoque les défis rencontrés : "À l'époque, le contexte était différent, plus florissant. Aujourd'hui, la quête de financement et la mobilisation des acteurs du secteur se révèlent cruciales." Selon le ministre Lefèvre, ce type d'initiative est indispensable pour rendre le réemploi accessible et viable.
Le budget requis s'élève à 19 millions d'euros, avec une combinaison de subventions publiques et de financements privés. "Rassembler cette somme pour des acteurs de l'économie sociale et solidaire était un véritable challenge, mais maintenant, nous sommes sur la bonne voie", affirme Besse. En effet, le projet peut compter sur une promesse de 2 millions d'euros de l'État, qui traduit l'engagement des pouvoirs publics envers une économie plus verte.
Création d'emplois et accessibilité
En plus de sa contribution à l'économie circulaire, le village Ikos aura un impact direct sur l'emploi local, prévoyant la création d'environ 100 nouveaux postes, ajoutant ainsi aux 220 salariés déjà présents dans les structures partenaires. En parallèle, le développement de points de dépôt dans les 17 déchetteries de Bordeaux Métropole est envisagé pour faciliter la collecte des produits à réemploi.
Les bordelais peuvent donc s'attendre à voir l'émergence d'un lieu innovant, promouvant l'économie sociale et ouverte à tous. Le chantier devrait être achevé d'ici avril 2027, avec une ouverture officielle prévue au printemps. La concrétisation de ce projet marquera une étape significative vers un avenir plus durable pour Bordeaux.







