La ministre de la Transition numérique a confirmé récemment à RTL que l'existence d'un moteur de recherche permettant d'accéder à des millions de données sensibles concernant des Français a été signalée à la justice. Ce service, en libre accès, contenait des informations telles que numéros de téléphone, adresses email, et même des données médicales.
Ce site controversé a été mis en lumière grâce à une investigation de Franceinfo, qui a révélé que les données étaient récupérées lors de diverses cyberattaques sur des entreprises. Parmi elles, des attaques ayant ciblé des institutions et des sociétés privées, exposant ainsi des millions de données.
Le gouvernement en action
Le ministère du Numérique a confirmé qu'il s'agissait d'une infraction, conformément à l'article 40 du code pénal. Ce dernier stipule que toute autorité publique ou fonctionnaire ayant connaissance d'un crime ou d'un délit est tenu d'en alerter le procureur immédiatement, selon BFMTV.
Près de 1,2 milliard de données seraient accessibles sur cette plateforme, indique le rapport de Franceinfo. La Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) a aussi souligné que ces services ne respectent pas les normes légales car ils reposent sur des données obtenues illégalement.
Une version payante pour un accès continu
La version gratuite du moteur de recherche n'est désormais plus accessible, selon des témoignages de RTL. Sur son site, il est indiqué que pour continuer d'utiliser le service, les utilisateurs doivent opter pour une version payante, adhérant à un Discord où les tarifs devraient bientôt augmenter. Les dirigeants de cette plateforme affirment que toutes les informations proviennent exclusivement de sources publiques.
Ces outils de recherche, souvent considérés comme semi-légaux, s'appuient sur le principe de l'OSINT (Open Source Intelligence), comme l'affirme le site Projet Arcadie. Un des co-créateurs a déclaré à Franceinfo, "Nous ne réalisons pas directement d'attaques informatiques. Nous nous contentons de récupérer les données une fois qu'elles sont rendues publiques après une violation". Un onglet permet aux utilisateurs de demander la suppression de leurs informations, mais dans un délai de 29 jours.
Il est essentiel de rappeler que même si ces données sont techniquement accessibles, leur utilisation constitue un acte de recel.







