À partir du 1er juillet 2026, un congé de naissance tout nouveau sera accessible pour tous les parents d'enfants nés ou adoptés après le 1er janvier 2026. Cela pourrait entraîner jusqu'à 15 000 enseignants absents à la rentrée suivante.
Ce nouveau congé, qui s'ajoute aux congés maternité (16 semaines) et paternité (28 jours) existants, durera entre un et deux mois selon le choix des parents. Il pourra être pris soit simultanément, soit alternativement entre le mère et le père, et fractionné en deux périodes d'un mois. De plus, ce dispositif sera rétroactif, permettant aux parents d'enfants nés depuis le 1er janvier d'en bénéficier.
L'Éducation nationale exprime des craintes quant à l'impact de ce congé sur la prochaine rentrée scolaire. En effet, avec le pic escompté de demandes de congés, la gestion des absences pourrait se révéler particulièrement complexe. Un enseignant devra en principe informer sa hiérarchie un mois à l'avance, réduit à quinze jours si le congé suit directement une période de paternité ou d'adoption, comme le souligne le site Parole de mamans.
Pour les naissances survenues entre le 1er janvier et le 30 juin 2026, le congé devra être pris entre le 1er juillet 2026 et le 31 mars 2027. Quant aux naissances à compter du 1er juillet 2026, le congé devra être utilisé dans les neuf mois suivant la naissance.
Une hausse de 25 % des besoins de remplacements
Selon des estimations de l'Éducation nationale relayées par Politico, il se pourrait que jusqu'à 15 000 enseignants soient absents à la rentrée 2026, ce qui entraînerait une augmentation de 25 % des besoins en remplacements par rapport à l'année précédente. Cette situation suscite de vives inquiétudes tant du côté de l’éducation que des parents.
Les projections provenant de Matignon sont jugées fragiles par certains experts. Les analyses supposent en effet que l'ensemble des enseignants éligibles choisirait de prendre ce congé immédiatement, ce qui n'est pas garanti. Certains pourraient envisager d'aligner leurs absences avec les vacances scolaires ou de les répartir tout au long de l'année, suscitant ainsi des interrogations sur la gestion des ressources humaines à l'école.







